Parmi les affaires qui doivent engagées tout le monde, l’on note la lutte contre la marginalisation et l’analphabétisme chez les personnes vivant avec handicap. Cela dans le but d’intégrer cette catégorie des personnes dans la communauté, a estimé Madame Béatrice Asimoni l’une des femmes leaders handicapées de Beni, au Nord-Kivu. Elle a dit avoir constatée une avancée dans cette lutte au courant du mois de Mars dédiée à la femme entière cette année.
Pour Madame Béatrice Asimoni, cette lutte doit commencer par l’acceptation de la personne vivant avec handicap. Membre du comité directeur de l’association des personnes vivant avec handicap dans la ville de Beni, elle a parlé à rtmca.net d’un pas franchi en mars dernier.
« Le mois de mars a été bien marqué par les femmes handicapées à Beni. Elles ont été associées à toutes les activités liées à cette commémoration. La responsable du bureau genre a réunie toutes les couches. Les femmes handicapées ont été aussi appelées pour la planification des activités et elles ont apporté leur contribution» ; s’est réjouie madame Béatrice Asimoni.
Elle a découragé ainsi, ceux qui ont tendance à ramener ce pas franchi à la case départ. Béatrice Asimoni a pointé surtout du doigt ces garçons qui fréquentent les femmes vivants avec handicap dans le noir plutôt que de les mettre en lumière.
« Quand vous analysez les relations entre garçons valides et des filles handicapées, il y a quelque chose qui cloche. Ils veulent les retourner dans l’ancienne vie ou il fallait cacher le fait d’être en relation avec elles pourtant les choses ont changé. Que la sensibilisation atteigne tout le monde, c’est notre souhait. Que chacun s’engage dans la lutte pas la freiner. Les femmes handicapées ont compris que leur état ne constitue pas une barrière pour leur émergence.» a-t-elle indiqué.
Les personnes vivant avec handicap ont été contraintes de vivre en solo par certaines personnes valides les années passées. A ces jours, elles commencent petit à petit à retrouver leur place dans la communauté, a reconnu notre personne ressource.
Trésor Malu