La messe matinale de ce lundi 15 juin 2026 au sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira) a été présidée par le Révérend Abbé Simon Pierre Mahamba, vicaire en ce haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni. Des centaines de fidèles y ont pris part pour rendre grâce à Dieu et lui confier la nouvelle journée.
Dans son homélie, le célébrant s’est appuyé sur les textes liturgiques du jour, notamment la première lecture tirée du premier livre des Rois (1 R 21, 1-16) et l’Évangile selon saint Matthieu (Mt 5, 38-42). Il a également développé un enseignement sur la mémoire du Cœur immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie, célébrée dans l’Église le lundi suivant la solennité du Sacré-Cœur de Jésus.
L’abbé Simon Pierre Mahamba a rappelé que Marie demeure un modèle d’humilité, de simplicité, de foi profonde, de persévérance dans la prière et de générosité. « Marie est la nouvelle Ève. Elle a témoigné son obéissance à Dieu, contrairement à Ève dans l’Ancien Testament », a-t-il souligné, invitant les chrétiens à s’inspirer de ses vertus. Il a également rappelé le rôle d’intercession de la Mère de Dieu auprès de son Fils Jésus-Christ.
Commentant ensuite l’histoire de Naboth, injustement mis à mort pour sa vigne convoitée par le roi Acab et sa femme Jézabel, le prédicateur a dénoncé les multiples formes d’injustice qui frappent encore les plus faibles. Il a particulièrement insisté sur la nécessité de préserver le patrimoine familial, regrettant que certaines familles se retrouvent aujourd’hui sans terre ni même espace d’inhumation à la suite de ventes inconsidérées.
Le vicaire de MCA-Vuhira a également fustigé les comportements de certains puissants qui profitent de leur position pour intimider les plus pauvres et s’approprier leurs biens. Il a exhorté les fidèles à respecter les droits des démunis et à éviter toute forme d’exploitation.
S’arrêtant sur le rôle de la femme dans la société, l’abbé Mahamba a rappelé que celle-ci possède une influence capable de construire ou de détruire. Prenant l’exemple de Jézabel, qui a contribué à la mort de Naboth, il a invité les femmes à suivre plutôt l’exemple de la Vierge Marie. « Par la Très Sainte Vierge Marie, femmes, vous êtes des conseillères qui redonnent la vie, et non des femmes qui détruisent à l’image de Jézabel », a-t-il déclaré.
Invitant chacun à l’introspection, le célébrant a mis en garde contre la jalousie et le mépris envers les plus faibles. « Il peut arriver que nous fassions souffrir les pauvres sans nous en rendre compte. Soyons vigilants et ne devenons pas des Acab ou des Jézabel de notre temps », a-t-il exhorté.
Commentant enfin l’Évangile du jour, l’abbé Simon Pierre Mahamba a expliqué que l’appel du Christ à ne pas riposter au méchant ne signifie pas renoncer à ses droits, mais plutôt combattre le mal par le bien. Selon lui, Jésus invite ses disciples à faire preuve de sagesse et d’intelligence en répondant à la violence par la douceur et à la haine par l’amour.
« Le mal ne peut être vaincu par le mal. Face à la colère, répondons par la bonté ; face à la violence, choisissons le chemin de la paix », a-t-il insisté.
En conclusion, le prêtre a exhorté les fidèles à demander la grâce de vivre avec un cœur pur à l’image de la Vierge Marie, à éviter la jalousie, les menaces et toute forme d’injustice, tout en privilégiant l’entraide envers les plus démunis. Il a enfin invoqué l’intercession de la Mère de Dieu afin que les chrétiens apprennent à vaincre le mal par le bien.
Reginald Karem Been Vasambya