janvier 24, 2026

Dimanche 27 juillet 2025, à l’occasion du 17ᵉ dimanche du temps ordinaire, l’Église, notre mère, nous rappelle que Dieu demeure un Père aimant, et que le Christ nous enseigne à prier pour élever nos voix vers le Créateur. Par sa mort et sa résurrection, le Christ nous a libérés du péché et de la mort. Il nous accueille dans son école, lui qui est le véritable Maître, et nous invite à garder un cœur apaisé, même dans la prière, en pardonnant à ceux qui nous ont offensés. « Le non-pardon constitue un blocage dans notre cheminement spirituel », a souligné l’abbé Emmanuel Kangitsi lors de son homélie en la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.

« Qui est Dieu pour toi ? », a-t-il interrogé. « C’est un Père qui nous aime, qui nous purifie, nous sanctifie, un Père plein d’amour pour ses enfants. » En évoquant la prière du Notre Père, il a rappelé cette promesse du Christ : Demandez et l’on vous donnera. Jésus est venu annoncer le royaume de l’amour et de la sainteté. Envoyé par Dieu pour notre salut, il est passé de la mort à la résurrection afin que nous vivions une vie nouvelle. Par lui, nous devenons une seule famille, en communion avec tous les enfants de Dieu.

Insistant sur la portée de l’Évangile du jour, l’abbé Kangitsi a rappelé que, même ceux qui ont à manger en abondance, ont aussi d’autres besoins. Il a précisé que le « pain » dont parle le Christ doit être compris dans sa dimension spirituelle et humaine. « Le Seigneur nous invite à porter une attention compatissante envers ceux qui sont dans le besoin », a-t-il dit. Le Sauveur nous appelle à vivre l’amour miséricordieux, en communion avec nos frères et sœurs. Nos prières doivent être dépouillées d’orgueil et d’individualisme, et être empreintes de compassion envers ceux qui souffrent.

Le non-pardon : un frein à la prière

« Il n’y a pas de saints parfaits sur cette terre », a rappelé l’abbé recteur. « Dieu sollicite notre pardon pour nous écouter dans nos faiblesses, car sa miséricorde est sans limite. Il suffit de venir à lui avec humilité. » Et de poser cette question percutante : Que deviendras-tu si, tout en refusant de pardonner à ton prochain, tu demandes la miséricorde divine et que Dieu te refuse, à son tour, son pardon ?

Il a déploré notre tendance à retenir les offenses, en oubliant souvent les bienfaits reçus. « Pardonner ne veut pas dire oublier, mais c’est libérer son cœur des émotions négatives, pour retrouver la paix intérieure. » Sans le pardon, a-t-il insisté, nos prières ne peuvent être exaucées. « Dieu n’écoute pas celui qui ne pardonne pas », a affirmé le prédicateur du jour.

S’inscrire à l’école du Christ

L’abbé Emmanuel Kangitsi a exhorté les fidèles à s’inscrire à l’école du Christ pour apprendre à prier, à aimer, à pardonner et à faire preuve de compassion. Une intention particulière de cette messe était consacrée à la prière pour la paix et la sécurité, afin que chacun puisse trouver son pain quotidien dans un climat de paix.

Kakule Kamaliro

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