L’amour de Dieu est infini et ne déçoit jamais celui qui place en Lui sa confiance. Celui qui s’abandonne à Dieu reçoit toujours une réponse à ses difficultés. C’est pourquoi le chrétien est appelé à bannir les lamentations dans ses prières et à cultiver une foi confiante. Agir envers son prochain comme on aimerait être traité soi-même demeure l’un des signes distinctifs d’un véritable chrétien. Tel est l’essentiel du message livré par l’Abbé Simon-Pierre Mahamba lors de son homélie de ce jeudi de la première semaine du temps de Carême 2026. Il a présidé la messe matinale dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.
Dès l’entame de son homélie, l’abbé, vicaire au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, a souligné que Dieu est bon en tout temps et envers tous. « Dieu ne peut pas nous vouloir du mal, Il ne nous veut que du bien », a-t-il déclaré, précisant que dans l’Évangile, Jésus-Christ enseigne que lorsqu’un enfant demande un poisson à son père, celui-ci ne peut en aucun cas lui donner un serpent. Le serviteur de Dieu a expliqué que le serpent symbolise la dureté. Il a ainsi exhorté les chrétiens, au moment d’élever leurs prières, à se reconnaître comme des enfants devant un Père bon, avec l’espérance que ce qu’ils Lui demandent, le Père le leur accordera.
Commentant la première lecture, l’abbé a expliqué que la reine Esther se réfugie auprès de Dieu dans la détresse que traverse la nation d’Israël. Elle va implorer la liberté pour son peuple vivant en exil, entouré de païens et méprisé. C’est pour toutes ces situations qu’Esther élève sa prière. Voilà pourquoi, avant d’aller à la rencontre du roi, elle commence par prier : un véritable signe de foi, a souligné l’abbé. Tirant une leçon de cet enseignement, l’Abbé Simon-Pierre Mahamba a exhorté les chrétiens, surtout dans les moments de difficulté, à se confier pleinement à Dieu, en évitant les lamentations et les calomnies.
Revenant sur l’Évangile du jour, l’abbé Mahamba a indiqué que lorsque nous sommes dans le besoin, nous devons demander de l’aide. Jésus-Christ le confirme dans l’Évangile en ces termes : « Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira. » L’abbé a rappelé qu’on ne peut pas trouver sans chercher, tout comme on ne peut recevoir sans demander.
L’abbé a tenu à préciser que Dieu ne nous accorde pas toujours ce que nous Lui demandons, mais Il nous donne plutôt ce qui est essentiel pour notre bien. « Beaucoup de personnes demandent une chose, mais Dieu leur en donne une autre », a-t-il déclaré. Il a notamment évoqué le cas de la richesse : on peut la demander, mais Dieu peut plutôt accorder la santé, car la santé vaut mieux que la richesse. Ainsi, l’abbé a invité les chrétiens à prier et à laisser Dieu accomplir sa volonté, en vivant dans cet esprit la patience et l’humilité.
Toutefois, Abbé Simon-Pierre Mahamba a exhorté les fidèles à faire à leur prochain ce qu’ils aimeraient qu’on fasse pour eux-mêmes, les invitant à voir Dieu à travers le visage des autres. « Moi qui demande à Dieu d’être bon envers moi, je dois aussi être bon envers mes frères et mes voisins. Personne n’aime être maltraité. Tout ce que nous demandons à Dieu, Il nous l’accorde lorsque nous nous traitons les uns les autres avec bonté », a conclu l’abbé Mahamba.
Réginald Karem Been Vasambya