janvier 24, 2026

Le Révérend Abbé Wasukundi Mbindule Josaphat a relayé ce mardi 4 novembre le message de l’Évêque du diocèse de Butembo-Beni, invitant les fidèles à venir en aide aux séminaristes. En effet, les maisons de formation des futurs prêtres ne bénéficient d’aucun financement ni de subventions : elles vivent essentiellement des offrandes de bonne volonté. C’est ce qu’a expliqué l’Abbé Wasukundi lors de la messe matinale célébrée au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, devant des centaines de fidèles.

Au cours de cette messe qu’il a présidée dans la chapelle Mater Misericordiae du MCA, le célébrant a d’abord évoqué la vie des séminaristes – du petit séminaire jusqu’au grand séminaire de théologie – avant de méditer sur la vie spirituelle de Saint Charles Borromée, dont l’Église faisait mémoire ce jour-là.

« Aujourd’hui, nous commémorons Saint Charles Borromée. Certains parmi nous portent son nom, nous leur souhaitons une bonne fête patronale. En rappelant ce saint, pensons aussi aux futurs prêtres dans nos maisons de formation. Dans le diocèse de Butembo-Beni, nous avons la chance de disposer du Petit Séminaire Tumaini-Letu de Musienne, du Séminaire propédeutique Monseigneur Henri Pirard de Beni-Paida, du Grand Séminaire de Philosophie Regina Pacis de Vuhira et du Grand Séminaire de Théologie Saint-Octave de Vulindi », a rappelé le Révérend Abbé Wasukundi.

Dans son homélie, le célébrant a également insisté sur l’importance non seulement de prier pour les fidèles défunts, mais aussi de préparer des funérailles dignes et sécurisées pour nos frères et sœurs disparus. Selon lui, un mauvais accompagnement des défunts peut être source de tensions et de désordres entre vivants et morts dans certaines familles.

« Nous manquons souvent de moyens pour bien préparer les cérémonies d’inhumation. Lorsqu’une personne décède, nous nous précipitons parfois à la conduire au cimetière, alors qu’il serait possible d’attendre deux ou trois jours pour mieux se préparer. En ce mois consacré aux fidèles défunts, n’oublions pas ceux qui n’ont pas été bien accompagnés. En priant pour eux, pensons aussi aux circonstances de leur mort, à l’héritage qu’ils nous ont laissé et à ce que nous faisons pour que leurs commémorations soient dignes », a ajouté le célébrant.

Pour rappel, le mois de novembre est dédié aux fidèles défunts dans l’Église catholique. Durant cette période, les chrétiens sont invités à se souvenir de leurs prédécesseurs dans la foi et à méditer sur la mort, chemin commun menant au salut.

Justin Makayabo Muhindo

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