janvier 20, 2026

Le pardon est la clé qui ouvre la porte de la paix : dans la famille, au sein de la communauté et entre les peuples. C’est du moins ce qu’a affirmé, ce jeudi matin, 14 août 2025, le prêtre aux centaines de fidèles rassemblés dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, ainsi qu’aux auditeurs et internautes de la radio émettant depuis ce sanctuaire du diocèse de Butembo-Beni.

L’abbé Simon-Pierre Mahamba, célébrant du jour, a rappelé que le pardon n’a pas de limites. « Le pardon ne doit pas être accordé seulement sept fois, mais soixante-dix fois sept fois », a-t-il souligné en citant les paroles du Christ rapportées dans l’Évangile du jour. Le prêtre a expliqué que recevoir le pardon implique, à notre tour, de savoir pardonner. Sans pardon mutuel, a-t-il ajouté, il ne peut y avoir de paix véritable entre les hommes. C’est pourquoi il a invité les fidèles à demander au Seigneur la grâce de savoir pardonner et d’accueillir le pardon, afin de vivre en paix les uns avec les autres.

« Si ton prochain te fait du bien, écris-le sur la pierre, mais s’il te fait du mal, écris-le sur l’eau afin qu’il se noie. Ce qui est regrettable, c’est que parfois nous agissons à l’inverse. Nous savons bien que là où il y a l’amour, il y a aussi le pardon. Pour bien comprendre cet Évangile, Jésus-Christ nous enseigne que ce que tu ne veux pas qu’on te fasse, ne le fais pas non plus à autrui. Lorsque nous ne pardons pas, c’est nous-mêmes qui nous tuons. La vengeance et le refus de pardonner engendrent des conflits, des combats, des guerres entre les peuples et des négociations négatives entre les hommes, jusqu’à ce que les gens se tuent entre eux. L’arme contre l’arme ne conduira jamais à la paix. Dès que nous nous asseyons autour de la même table pour une réconciliation sincère, nous trouverons la paix », a-t-il prêché.

L’abbé Mahamba a ensuite évoqué la figure de saint Maximilien Kolbe, prêtre martyr honoré aujourd’hui par l’Église catholique, qui offrit sa vie pour sauver celle d’un autre. « Parmi nous, qui accepterait de mourir pour sauver son prochain ? », a-t-il lancé à l’assemblée. Il a souligné qu’un tel don de soi est une grâce à laquelle tout chrétien est appelé, à l’exemple de saint Maximilien, profondément dévoué à la Très Sainte Vierge Marie.

« Aujourd’hui, dans l’Église, nous faisons mémoire de saint Maximilien Kolbe. Il fut arrêté par les ennemis et enfermé dans un camp de concentration. Là, une règle cruelle était imposée : si un prisonnier s’évadait et qu’on ne le retrouvait pas, dix autres étaient exécutés. Un jour, après une évasion, dix prisonniers furent désignés pour mourir. Parmi eux se trouvait un homme qui suppliait pour sa vie, pensant à sa famille. Alors, saint Maximilien se proposa de prendre sa place afin que cet homme puisse vivre et retrouver les siens. Il fut ainsi condamné à mort et offrit sa vie. Aujourd’hui, il est canonisé. Qui d’entre nous accepterait de mourir à la place de son prochain ? C’est là un signe suprême de l’amour. Mourir pour un autre est une grâce exceptionnelle, un chemin vers la sainteté. Demandons à Dieu de nous accorder cette grâce. Saint Maximilien, en plus de ce sacrifice, nourrissait une profonde dévotion envers la Vierge Marie », a-t-il souligné.

La célébration s’est achevée par un chant marial vibrant, repris d’une seule voix par presque toute l’assemblée. Après cette messe matinale, une seconde célébration a eu lieu, dédiée à la prière pour l’arbre généalogique. Elle a été présidée par l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire MCA-Vuhira, assisté de son vicaire, l’abbé Simon-Pierre Mahamba, célébrant de la première messe.

Réginald Karem Been Vasambya

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RTMCA

GRATUIT
VOIR