octobre 10, 2026

L’abbé Simon Pierre Mahamba appelle les chrétiens à renforcer leur foi en Jésus-Christ, à rester fidèles à Dieu après avoir obtenu des grâces et à demeurer vigilants dans leur vie spirituelle. Il a lancé cet appel au cours de la messe des malades célébrée au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, à Butembo, le vendredi 9 octobre 2026. Comme d’habitude, cette célébration a été ponctuée par l’adoration du Saint-Sacrement et la prière de délivrance, sous la présidence du même prêtre.

Dans son homélie, l’abbé Simon Pierre Mahamba a souligné que les fidèles se rendent au sanctuaire avec différentes intentions de prière. Certains demandent la guérison, d’autres la délivrance, le salut ou encore les bénédictions divines. Il a rappelé que Dieu est prêt à répondre aux supplications de ses enfants et à leur accorder bien plus que ce qu’ils osent lui demander. Cependant, il a insisté sur l’importance de la foi comme condition essentielle pour accueillir les grâces de Dieu.

« Pour obtenir ses grâces, ses faveurs et ses bénédictions, nous devons avoir la foi : croire en Dieu et croire en Jésus-Christ, son Fils et notre Sauveur », a-t-il prêché, invitant les chrétiens à approfondir leur confiance en Dieu plutôt que de se limiter à la recherche des bienfaits matériels ou physiques.

La foi, fondement des bénédictions divines

Pour éclairer son enseignement, le célébrant s’est appuyé sur la lettre de saint Paul aux Galates, qui présente Abraham comme un modèle de foi. Selon lui, la grandeur d’Abraham ne repose pas sur son appartenance à un peuple particulier ni sur l’observance de la Loi, mais sur sa confiance en Dieu. Cette foi lui a valu les bénédictions divines et fait de lui un père dans la foi pour tous les croyants.

L’abbé Simon Pierre Mahamba a expliqué que saint Paul s’opposait à l’idée selon laquelle il faudrait nécessairement être juif et observer les prescriptions de la Loi juive pour devenir un véritable chrétien. Il a rappelé que toute personne, quelle que soit son origine, peut participer aux promesses de Dieu par la foi en Jésus-Christ.

« Toute personne, quelle que soit sa nation ou son origine, peut devenir un fils d’Abraham. On devient fils d’Abraham non par l’observance de la Loi, mais par la foi », a-t-il enseigné.

Le prêtre a également insisté sur le rôle salvifique du Christ, qui, par sa mort sur la croix, a pris sur lui la malédiction afin que les bénédictions promises à Abraham s’étendent à toutes les nations, y compris aux païens. Il a ainsi invité les fidèles à reconnaître en Jésus-Christ le Sauveur qui ouvre à tous les peuples le chemin du salut.

Les miracles de Jésus manifestent la puissance de Dieu

Abordant l’Évangile du jour, l’abbé Simon Pierre Mahamba a commenté la guérison d’un homme rendu muet par un démon. Il a relevé le contraste entre l’émerveillement de ceux qui assistaient au miracle et l’attitude de ceux qui accusaient Jésus de chasser les démons par le pouvoir de Béelzéboul, le chef des démons.

Pour le célébrant, cette accusation révèle une difficulté à reconnaître l’action de Dieu dans les œuvres du Christ. Il a rappelé que Jésus répond à ses adversaires en montrant qu’un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister. Les guérisons et les délivrances accomplies par Jésus témoignent ainsi de la présence du Royaume de Dieu au milieu des hommes.

« Jésus-Christ accomplit ses miracles par le doigt de Dieu. C’est la puissance de Dieu qui agit en lui pour chasser les démons et libérer les personnes de leurs souffrances », a-t-il expliqué dans son homélie.

Le prêtre a, par ailleurs, exhorté les chrétiens à reconnaître les signes de l’action divine et à ne pas interpréter systématiquement de manière négative les œuvres qui contribuent au bien. Il les a appelés à devenir des artisans d’unité, de paix et de solidarité, à l’image du Christ, plutôt que de nourrir les divisions, les critiques destructrices et les conflits au sein des familles et des communautés.

« Celui qui croit en Jésus est appelé à accomplir les mêmes œuvres que lui : rassembler les hommes, promouvoir l’unité et faire le bien », a-t-il prêché, soulignant que la foi chrétienne doit se manifester concrètement dans les relations avec les autres.

Après la guérison, demeurer fidèle à Dieu

Une autre partie importante de l’homélie a porté sur la persévérance dans la foi après avoir reçu une grâce. S’appuyant sur la mise en garde de Jésus concernant l’esprit impur qui revient dans la maison dont il est sorti, accompagné de sept autres esprits plus mauvais que lui, l’abbé Simon Pierre Mahamba a invité les fidèles à ne pas abandonner leur vie spirituelle après une guérison ou une délivrance.

Il a déploré le comportement de certaines personnes qui, après avoir obtenu la guérison qu’elles demandaient à Dieu, cessent de prier, abandonnent leurs pratiques spirituelles ou ne fréquentent plus l’Église. Selon lui, les bienfaits reçus devraient plutôt renforcer la foi et encourager une relation plus profonde avec Dieu.

« Si tu as été guéri, ne baisse pas la garde. Au contraire, équipe-toi davantage d’armes spirituelles », a-t-il exhorté.

Le célébrant a illustré cette attitude par le cas de ceux qui reprennent leur chapelet uniquement lorsque la maladie ou les difficultés réapparaissent, alors qu’ils avaient abandonné la prière après leur guérison. Il a rappelé que la fidélité à Dieu ne doit pas dépendre uniquement des épreuves traversées ou des grâces recherchées.

« Il y a des personnes qui prient lorsqu’elles sont malades, mais, dès qu’elles retrouvent la santé, elles oublient de prier. Ce n’est pas ainsi que nous devons agir », a-t-il fait remarquer, appelant les chrétiens à persévérer dans la prière, à demeurer vigilants et à continuer à participer à la vie de l’Église.

La foi en Jésus-Christ, une force pour résister au mal

Dans la dernière partie de son enseignement, l’abbé Simon Pierre Mahamba a invité les fidèles à ne pas vivre dans la peur, mais à s’appuyer sur leur foi en Jésus-Christ pour résister au mal et aux tentations. Il a insisté sur la nécessité de demeurer spirituellement vigilants et de ne pas se relâcher dans la pratique de la foi.

Il a également souligné que la vie chrétienne exige une persévérance quotidienne, nourrie par la prière et la fidélité à la Parole de Dieu. Pour lui, recevoir une grâce n’est pas une raison pour s’éloigner de Dieu, mais une invitation à approfondir davantage sa relation avec lui.

« Celui qui croit en Jésus-Christ ne doit pas vivre dans la peur de Satan. Sa foi en Jésus-Christ constitue une arme spirituelle essentielle pour résister au mal et demeurer ferme dans la foi », a-t-il enseigné.

Au terme de son homélie, le prêtre a invité l’assemblée à demander à Dieu une foi toujours plus forte, ainsi que les moyens spirituels nécessaires pour rester fidèle à son enseignement. Il a également encouragé les fidèles à confier au Seigneur leurs souffrances physiques, morales et spirituelles, tout en recherchant une vie conforme à l’Évangile.

« Nous demandons à Dieu de nous accorder cette même foi, une foi toujours plus grande et plus solide. Nous lui demandons également de nous donner les armes spirituelles nécessaires pour ne jamais nous relâcher », a-t-il prié.

Il a enfin rappelé que chaque être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et qu’il est appelé à laisser le Seigneur régner dans sa vie.

« Que le Royaume de Dieu règne donc en toi et que, par le doigt de Dieu, le royaume de Satan soit renversé », a conclu l’abbé Simon Pierre Mahamba.

La messe des malades au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira s’est ainsi inscrite dans la dynamique de prière, d’adoration du Saint-Sacrement et de délivrance qui caractérise ces rassemblements. À travers cette célébration, le message du prédicateur a mis en avant trois exigences essentielles de la vie chrétienne : croire en Jésus-Christ, reconnaître l’action de Dieu et persévérer dans la foi même après avoir obtenu les grâces demandées.

Réginald Karem Been Vasambya

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