janvier 24, 2026

Le Père Évêque de Butembo-Beni a choisi la paroisse Marie Échelle du Paradis ce dimanche pour prier avec les fidèles. Au cours de la première messe, l’Ordinaire du lieu a exhorté les chrétiens à cultiver l’amour du prochain, à faire le bien autour de soi et à rester attentifs aux plus faibles. Deux prêtres ont concélébré cette eucharistie, aux côtés d’un diacre.

« Jésus Christ est le même hier, aujourd’hui et demain. » Ce temps de l’Avent nous le rappelle fortement. Rempli du Saint-Esprit, Jésus est venu dans le monde pour établir un royaume d’harmonie, de justice et de paix, pour réconforter les opprimés et rendre justice aux plus faibles. C’est par ces mots que Mgr Sikuli Paluku Melchisédech a ouvert son homélie ce dimanche 7 décembre 2025. Il a présidé la première messe à la paroisse Marie Échelle du Paradis de Vutetse-Base.

L’Évêque a rappelé que notre monde est secoué par des violences et que la paix est devenue rare. Pourtant, pour les chrétiens, la véritable paix vient du Christ, Lui qui est « le chemin, la vérité et la vie ». Selon l’Évêque, la fidélité à l’Évangile demeure le fondement même de la paix recherchée aujourd’hui.

« Il y a lieu de se poser des questions : pourquoi, depuis si longtemps, assistons-nous à des guerres sans fin, à des conflits entre nations, entre individus ? Les gouvernements n’arrivent toujours pas à garantir la paix à leurs administrés. Même dans notre pays, la paix n’est pas encore au rendez-vous. Alors, quand et comment imaginer l’avènement de la paix véritable annoncée dans les Écritures ? Ce que nous savons, c’est que Jésus Christ est déjà venu pour nous sauver. Comme un bon guide, Il nous a indiqué la voie à suivre, car Il est Lui-même le chemin, la vérité et la vie. Si nous observons ses commandements, nous trouverons ce que nous cherchons : la paix. Et son plus grand commandement est l’amour authentique », a-t-il prêché.

Mgr Sikuli a déploré que de nombreux chrétiens se montrent calmes et pieux dans le temple, mais retombent ensuite dans les conflits au quotidien. La paix du Messie, a-t-il insisté, doit d’abord commencer dans nos cœurs et se traduire par nos attitudes de chaque jour.Pour illustrer ses propos, il a évoqué les scènes d’embouteillage fréquentes dans les rues de Butembo aux heures de pointe : piétons, motocyclistes et chauffeurs se disputent le passage, s’énervent et créent des tensions inutiles.

« Une telle situation peut être à l’origine de conflits, comme ceux que connaît le monde. Aimons-nous vivants et faisons le bien autour de nous », a souligné le Père Évêque.« Ici, dans l’église, nous paraissons justes, humbles, innocents. Mais une fois dehors, c’est chacun pour soi : rancunes, querelles, faux témoignages… Sur la voie publique, il n’y a ni compréhension ni respect. Ce manque de maîtrise et d’éducation peut engendrer des conflits, alors que nous recherchons tous la paix », a-t-il noté.

L’Évêque a également évoqué les conflits dans les familles : litiges fonciers, disputes d’héritage, antipathie, méchanceté, hypocrisie et infidélité. Autant d’obstacles qui empêchent la lumière du Christ, « notre Noël », d’illuminer nos vies. Il a appelé chacun à une profonde introspection durant le temps de l’Avent : « Purifions-nous et laissons le Christ trouver libre passage dans nos cœurs. »

« Si nous voulons vivre dans la tranquillité, nous devons d’abord construire la paix autour de nous. Beaucoup accourent vers les instances judiciaires pour des dossiers qui pourraient être réglés amicalement. Ce temps de l’Avent doit nous inviter à méditer sur nos vices et à nous préparer dignement à l’avènement du Messie lors de la solennité de Noël », a-t-il renchéri.

Notons que la paroisse de Base compte actuellement un nombre important de déplacés, venus notamment des zones en proie à l’insécurité, telles que Mabambi, Vuyinga, Mangurejipa, et même de localités occupées par les rebelles rwandais du M23.

Gustave Kavyavu

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