Le sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA) de Vuhira a vécu un moment fort de grâce ce vendredi 1er août 2025, marquant la clôture de la grande campagne d’évangélisation. Ce rendez-vous spirituel s’est terminé par une messe solennelle, présidée par le révérend abbé Emmanuel Kangitsi Kambale, recteur du sanctuaire.
Une messe riche de sens et de symboles
Dès l’ouverture de la célébration eucharistique, l’abbé recteur a rappelé que cette journée coïncidait avec le premier vendredi du mois, un jour dédié à la vénération du Sacré-Cœur de Jésus. Il a également souligné que l’Église faisait mémoire de Saint Alphonse de Liguori, patron des avocats et des légionnaires, et que cette date est aussi célébrée comme la fête des parents. À cet effet, il a adressé ses vœux aux parents vivants et a prié pour le repos éternel des défunts.
Avant la messe, une séance solennelle d’imploration de la miséricorde divine a été dirigée par un groupe d’évangélistes venus de Tanzanie.
Une homélie en trois volets : Jésus, la proximité et le rejet
Dans son homélie, l’abbé Emmanuel Kangitsi a articulé son message autour de trois passages de la vie de Jésus. Jésus allant de villes en villages pour prêcher et accomplir des miracles ; Jésus enseignant à la synagogue de Nazareth et Jésus rejeté par les siens.
Il a souligné que, malgré sa renommée, Jésus a tenu à retourner dans son village natal pour montrer sa proximité avec les siens. Ce retour est, selon lui, une invitation à chacun de se reconnecter à ses racines, à découvrir l’histoire de sa famille, ses coutumes, son arbre généalogique, car, dit-il, « chacun est identifié par son village natal ». Il a ainsi exhorté les fidèles à prier pour leurs villages d’origine et leurs proches qui y vivent, ajoutant : « N’ayez pas peur de retourner dans vos villages, n’ayez pas honte de vous identifier à vos origines, à l’exemple de Jésus. »
L’abbé Kangitsi a aussi évoqué le rejet de Jésus par les Nazaréens, ses compatriotes, qui ont refusé de croire en lui à cause de la familiarité et de la dureté de son message. « Jésus a enseigné à la synagogue de Nazareth, mais les siens ne l’ont ni cru ni écouté. »
Il a profité de cette leçon pour appeler les fidèles à accueillir les serviteurs de Dieu avec bienveillance, sans se limiter à leurs origines. Il a également encouragé les pasteurs à ne pas se décourager face au rejet ou à la persécution, rappelant que « nul n’est prophète chez soi ».Dans une prière émue, il a confié à Dieu tous les serviteurs persécutés à cause de leurs origines, les exhortant à ne jamais céder au découragement ni au désespoir.
Une foule immense, des bénédictions abondantes
Au terme de la célébration, l’abbé recteur a exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont participé activement à cette campagne : « Que Dieu vous comble de ses bienfaits, qu’il vous bénisse, et que personne ne reparte d’ici comme il était venu. »
Notons que près de trente mille pèlerins de l’Espérance, principalement catholiques mais aussi venus d’autres confessions chrétiennes, ont répondu massivement à cet appel spirituel. Hommes, femmes et enfants ont témoigné de guérisons, bénédictions, grâces de maternité, attribuées à l’intercession de la Vierge Marie, Marie Consolatrice des Affligés.
Kakule Kamaliro
Que Dieu bénisse nos prêtres qui se donnent corps et âme pour nous donner la nourriture spirituelle
en tout cas