janvier 20, 2026

Le Révérend Abbé Simon-Pierre Mahamba lance un appel pressant à la population congolaise, particulièrement aux jeunes, pour qu’ils renoncent à l’alcool, aux drogues, à la débauche et aux avortements clandestins. Dans son homélie prononcée ce lundi matin lors de la messe matinale au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, l’abbé a comparé ces fléaux sociaux à l’oppression de Pharaon dans le livre de l’Exode (1,8-14.22).

L’abbé vicaire du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a mis en garde contre les conséquences dramatiques des fléaux sociaux que sont l’alcool, la drogue, la débauche et l’avortement. Ces maux, qu’il qualifie de « pharaons modernes », exercent selon lui une oppression multiforme sur le peuple congolais à plusieurs niveaux. Il a cité entre autres la propagation de troubles mentaux, l’appauvrissement généralisé des familles, la perte des valeurs morales , la recrudescence des vols et autres délits. Aux échelles nationale et internationale, l’abbé a cité la dégradation de l’image du pays et atteinte à la dignité du peuple.

« Comme Pharaon en son temps, ces addictions cherchent à asservir et à détruire l’avenir de notre Congo», a-t-il déclaré, soulignant que la résistance des Hébreux sous le joug égyptien doit inspirer les Congolais face aux injustices actuelles. Outre ces défis qui minent notre nation, l’abbé a également dénoncé la haine, qu’il a vivement découragée pour bâtir un Congo prospère.

« Nous risquons de devenir inutiles, esclaves de nos vices, particulièrement en consommant des boissons fortement alcoolisées, des drogues, en pratiquant la débauche et l’avortement. Ces fléaux détournent notre attention, nous font perdre notre conscience morale, et au lieu d’avancer, nous reculons sans cesse. L’alcool, les drogues et autres fléaux qui gangrènent notre communauté constituent un poison mortel qui nous détruit systématiquement, nous empêchant de penser à notre avenir. D’ailleurs, les drogues, l’alcool et le chanvre sont à l’origine de nombreux décès aujourd’hui. Dans nos quartiers, les cas de folie se multiplient. La folie n’est généralement pas une maladie congénitale ; bien souvent, ces personnes sont devenues malades mentales à force de consommer drogues et alcool. Soyons vigilants ! Ces divers fléaux qui nous menacent représentent peut-être une stratégie diabolique pour nous détruire », a-t-il déploré.

Cette messe, présidée dans une atmosphère de recueillement, a rassemblé des centaines de fidèles, dont de nombreux jeunes, sensibilisés aux dangers des comportements autodestructeurs.

Réginald Karem Been Vasambya

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