mars 16, 2026

« On ne peut pas se dire chrétien sans être témoin de l’Eucharistie », a déclaré le Révérend Abbé Wasukundi Mbindule Josaphat aux fidèles présents au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, vendredi 06 février 2026. Il développait le thème : « L’Eucharistie fait l’Église et l’Église fait l’Eucharistie », à l’occasion de la vénération du Sacré-Cœur de Jésus-Christ dans le diocèse de Butembo-Beni.

Dans son enseignement, l’abbé Wasukundi a souligné que l’Eucharistie est le mystère de la foi, se référant au Concile Vatican II qui la qualifie de Mysterium Fidei. Il a insisté sur le fait que l’Eucharistie est célébrée publiquement et non dans le secret.

Le prêtre a évoqué le témoignage des martyrs de la foi du IIIᵉ siècle à Carthage (Tunisie), qui ont préféré mourir plutôt que de renier leur foi. L’un d’eux affirmait que renier l’Eucharistie, c’est renier le Christ lui-même, ajoutant que sans l’Eucharistie, il n’y a pas de chrétien. Un autre martyr soutenait que personne ne peut être chrétien sans l’Eucharistie. L’abbé Wasukundi a conclu que Satan cherche à empêcher la célébration de l’Eucharistie, car c’est précisément là que l’Église le combat.

« Personne ne peut se dire chrétien sans être témoin de l’Eucharistie. Le mystère de la foi est grand. Parfois, les gens se demandent : quel est ce grand mystère ? Le mystère de la foi, c’est ce que l’Église garde comme son plus précieux trésor. Et ce trésor, c’est l’Eucharistie. Ce mystère est célébré publiquement ; il ne se célèbre pas dans le secret. Nous ne le cachons pas, car c’est Jésus-Christ lui-même, le Fils de l’Homme, que nous célébrons. Ce sont les affaires de la lumière. Même si le prêtre célébrant est seul à l’autel, il est en communion avec toute l’Église », a déclaré l’abbé Josaphat.

Selon lui, la célébration eucharistique est une occasion privilégiée d’adorer, de communier, de prier, de rendre grâce et de recevoir l’enseignement. Il a exhorté les chrétiens à se préparer spirituellement et physiquement afin de participer pleinement à l’Eucharistie et d’en recevoir les fruits.

« Jésus-Christ est réellement présent dans l’Eucharistie. C’est pourquoi toutes nos prières se concluent par ces mots : Au nom de Jésus-Christ, notre Seigneur. Parce que le Christ est avec nous, nous devons Lui témoigner du respect. Quand tu entres dans l’église, plie les genoux et adopte une attitude de prière. Le Concile Vatican II nous appelle aussi à la participation active et à la communion. Ainsi, lorsque tu arrives en retard à la célébration eucharistique, confesse-toi et change de comportement. Saint Paul nous avertit : Celui qui communie au Corps et au Sang du Christ en état de péché se condamne lui-même. Si certains ne reçoivent pas les fruits de l’Eucharistie, c’est parce qu’ils ne se sont pas préparés intérieurement, contrairement à ceux qui s’approchent avec un cœur pur », a-t-il souligné.

L’Abbé Wasukundi Mbindule Josaphat, docteur en liturgie, est formateur au Grand Séminaire de philosophie Regina Pacis de Vuhira, situé non loin du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.

En ce premier vendredi de la quatrième semaine du temps ordinaire de l’année liturgique A, l’Église catholique a commémoré le Sacré-Cœur de Jésus. La sainte célébration eucharistique a été présidée par l’abbé Josaphat Wasukundi, accompagné de plusieurs prêtres et d’un diacre.

Dans son homélie, le serviteur de Dieu a centré sa prédication sur trois axes : le pouvoir, la foi et la justice. Il a évoqué le roi David, présenté dans la première lecture comme un homme juste devant Dieu, qui a gouverné selon la volonté divine et vaincu Goliath grâce à sa foi. Malgré sa faute grave, David a reconnu son péché, demandé pardon et obtenu miséricorde. Le célébrant a rappelé que toute créature humaine est faible, mais qu’elle est appelée à se convertir et à abandonner le mal.

Commentant l’Évangile du jour, l’abbé a parlé du roi Hérode, qui, après une promesse imprudente faite lors d’un festin, n’a pas su se rétracter. Sous l’influence de sa mère, la fille d’Hérodiade demanda la tête de saint Jean-Baptiste, que Hérode fit décapiter pour ne pas perdre la face. À cette occasion, l’abbé Josaphat a exhorté les fidèles à bien discerner avant de parler ou de faire des promesses.

Vers la fin de la messe, une adoration du Saint-Sacrement suivie d’une prière de délivrance a été animée sous la présidence du Révérend Abbé Blaise Ndungo Kikwaya, vice-recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.

Cette journée spirituelle a été marquée également par des témoignages, la récitation de différents chapelets et une louange fervente.

Des milliers de chrétiens et de non-chrétiens, venus en pèlerinage dans ce haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni, ont regagné leurs domiciles dans la joie du Christ.

Reginald Karem Been Vasambya & Tatiana Vingi

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