Chaque chrétien est invité à rester toujours en attente du Christ et à faire régulièrement une introspection sur ce qui peut constituer pour lui une barrière dans cette attente, afin de ne pas faillir à la vigilance, comme le recommandent les Saintes Écritures. Dans la vie chrétienne, le sommeil spirituel demeure une tentation permanente, qui se manifeste souvent par la distraction ou par l’oubli de l’essentiel, a rappelé l’abbé Simon Mahamba, vicaire au sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés, lors de la messe matinale qu’il a présidée ce jeudi 28 août 2025 en la chapelle Mater Misericordiae.
Dans son homélie, le célébrant a souligné que « personne ne connaît ni le jour ni l’heure de la venue du Christ ». C’est pourquoi, a-t-il expliqué, chaque croyant est appelé à veiller et à se préparer à accueillir le Christ, qui peut se manifester de différentes manières : à travers sa Parole, les sacrements, nos frères et sœurs, ainsi que dans nos milieux de vie et de service.
« Veiller, c’est aussi répondre à ses obligations et assumer ses responsabilités avec amour et honnêteté », a-t-il insisté.
Et d’ajouter :
« Si nous ouvrons les yeux de la foi, nous reconnaîtrons la venue du Christ à travers divers signes dans notre vie quotidienne. Il vient par sa Parole, il se rend présent dans les sacrements, il se manifeste dans nos frères et sœurs avec qui nous vivons et travaillons. Veillons et accueillons-le lorsqu’il se présente à nous. Voilà pourquoi il nous invite à attendre sa venue dans une véritable disposition chrétienne, dans une attitude de foi sincère. »
L’abbé Mahamba a également rappelé les paroles de saint Paul : « Veiller, c’est vivre dans la foi, l’espérance et l’amour. » En ce jour où l’Église célèbre saint Augustin, il a présenté ce grand évêque et docteur de l’Église comme un modèle pour les fidèles. « Saint Augustin nous interpelle à sortir du sommeil spirituel et à rester vigilants dans l’attente du Christ, en opérant un véritable changement positif dans notre vie », a-t-il affirmé.
Pour le vicaire, seul Dieu peut combler nos soifs et nos désirs mondains en les orientant vers la perfection, ce que rappelle la fête augustinienne célébrée ce jour.
Kakule Kamaliro & Sylvie Kaswera