La journée internationale de la blague a été célébrée ce mercredi 1er avril 2026. Cette journée est souvent marquée par des plaisanteries et des moments de rire entre amis, en famille et dans la société. À cette occasion, votre radio s’est entretenue avec Isaac Arthur, artiste humoriste et poète de la ville de Butembo.
Au cours de cet échange, Isaac Arthur a d’abord établi une distinction importante entre la blague et le mensonge. Selon lui, la blague vise à faire rire et à détendre l’atmosphère. Elle permet aux gens d’oublier, ne serait-ce qu’un instant, leurs soucis et de retrouver la bonne humeur.
Cependant, il a souligné que certaines personnes utilisent parfois la blague pour faire passer des informations fausses. Dans ce cas, cela peut devenir un mensonge susceptible de provoquer des incompréhensions ou des conflits. Il a précisé que les mensonges peuvent engendrer la peur, l’inquiétude, voire des tensions au sein de la communauté.
« La journée d’aujourd’hui porte un double message : elle est associée à la fois à la blague et au mensonge. La blague, par définition, est une courte histoire, souvent absurde, qui vise à faire rire, contrairement au mensonge qui consiste à transmettre une information fausse », a-t-il expliqué.
L’artiste humoriste a ainsi appelé la population à faire preuve de responsabilité dans l’usage de l’humour. Il a insisté sur l’importance de choisir le bon moment, le bon contexte et le bon public avant de faire une plaisanterie. Selon lui, une blague peut être bien accueillie lorsqu’elle est faite dans le respect et la joie, mais elle peut aussi blesser si elle est mal formulée ou mal comprise. Profitant de cette occasion, cet humoriste bubolais a encouragé les jeunes à valoriser leurs talents artistiques, notamment dans l’humour, la poésie et le théâtre, afin de transmettre des messages positifs au sein de la société.
« Chaque chose a sa place. Nous devons éviter les mensonges et promouvoir un humour sain, car le mensonge a plusieurs conséquences négatives dans la communauté. Il peut créer de la confusion et propager la désinformation. L’humour, en revanche, peut libérer, soulager et rassembler, à condition de savoir à qui l’on s’adresse et dans quel contexte », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler qu’Isaac Arthur est également directeur du groupe artistique « Paradis Culturel Francophile (PCF) », une structure engagée dans la promotion de l’humour, du théâtre et de la poésie dans la ville de Butembo.
Asa NZANZU