avril 20, 2026

Par la célébration du dimanche des Rameaux, qui marque l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, le Seigneur nous rappelle que la désolation n’est pas la fin de la vie chrétienne. Nous gardons toujours en mémoire des moments de consolation. Ainsi, les Saintes Écritures du jour nous appellent à conserver ces consolations, à entrer symboliquement à Jérusalem plusieurs fois dans notre vie. Ce sont ces moments qui nous aideront à contempler la Passion du Seigneur avec des yeux d’espérance, à relire notre vie et à nous souvenir des instants de joie, de grâce, de paix et de bonheur.

C’est en ces termes que le révérend père Don Jean Chrysostome a introduit son commentaire de la Parole de Dieu. Devant des centaines de fidèles catholiques venus des quatre coins de la ville de Butembo, le père Don Chrysostome, moine bénédictin sylvestrin, a présidé cette messe, entouré de quatre autres prêtres.

Au cours de cette célébration eucharistique, présidée dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, le révérend père Don Chrysostome a expliqué le sens du dimanche des Rameaux. Cette célébration ne rappelle pas seulement l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem, mais elle ouvre surtout la porte à la Semaine sainte, cœur de la foi catholique, a-t-il prêché.

Et d’ajouter :

« La célébration du jour est d’abord marquée par l’entrée messianique du Seigneur à Jérusalem. Saint Matthieu nous situe dans le cadre de cette procession où les foules escortent Jésus, monté sur un âne, vers la ville sainte où il doit être reconnu comme leur Roi. Elles étendent leurs manteaux sur le chemin et crient : “Hosanna au Fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux !” »

De plus, la célébration de la Messe de la Passion invite les fidèles à suivre le Christ sur le chemin de la souffrance. Il est le serviteur fidèle, humble et obéissant qui, par son abaissement jusqu’à la mort, a obtenu la glorification finale, à laquelle participent tous ceux qui croient en lui. À cette occasion, le célébrant a également expliqué le symbole de l’âne portant le Seigneur jusqu’à Jérusalem : par ce choix, Jésus montre qu’il est venu non pour faire la guerre, mais pour apporter la paix, dans l’humilité, contrairement aux rois du monde qui montent des chevaux, symboles de puissance et de guerre.

Parlant de la Passion, le célébrant du jour a rappelé que Jésus-Christ a accepté de souffrir pour apporter le salut à l’humanité.

« La deuxième partie de notre célébration est consacrée à la Passion du Seigneur, qui nous introduit dans la Semaine sainte. Toute l’année liturgique trouve son fondement dans cette semaine. Tous ses jours sont appelés saints, car nous y commémorons les grands mystères de notre foi : les Rameaux, la Passion, la mort et la résurrection du Seigneur Jésus », a-t-il déclaré.

Vers la fin de la messe, des orientations ont été données aux fidèles concernant le déroulement de la Semaine sainte. Des messes matinales auront lieu les lundi, mardi et mercredi saints. Le jeudi saint, la messe de la Sainte Cène sera célébrée à partir de 16 heures. Le vendredi saint sera consacré au chemin de croix, suivi des rites de la Passion du Seigneur. Le samedi saint, la veillée pascale débutera à 16 heures. À cette occasion, les fidèles sont invités à venir avec des bougies, qui seront allumées avant la célébration.

Débutée à 9 heures, la messe s’est clôturée vers 12 heures, dans un climat de méditation sur la Passion du Seigneur.

Justin Makayabo

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