Après les actes de vandalisme commis contre le Centre de traitement Ebola (CTE) et les menaces proférées à l’encontre des équipes de riposte la semaine dernière, les jeunes de Bafwabango, à PK51, dans la province du Haut-Uele, ont présenté leurs excuses aux autorités sanitaires. L’information a été confirmée ce mercredi 8 juillet 2026 par le notable de la chefferie de Bandaka et Bombo, Sengi Napolite.
Dans leur message, ces jeunes demandent désormais le retour des équipes de riposte ainsi que du personnel soignant afin de stopper la propagation de la maladie. Cette prise de conscience intervient à la suite de l’augmentation du nombre de décès enregistrés dans la localité.
De son côté, le médecin-chef de zone de Nia-Nia, le Dr Joseph Pemanakuwe, indique que la riposte se poursuit. Le Centre de traitement Ebola de PK51 demeure détruit et hors service, mais les activités continuent normalement à Nia-Nia.
Le nouveau bilan fait état de 26 cas enregistrés à Nia-Nia et de plus de 9 cas dans le territoire de Wamba, soit un total de 35 cas positifs. Au nom des autorités sanitaires, le Dr Pemanakuwe s’est réjoui de la démarche entreprise par la délégation des habitants de PK51. Il affirme que les autorités sanitaires acceptent ces excuses et poursuivent leur mission de protection de la population ainsi que les activités de sensibilisation.
Il convient de rappeler que les jeunes de PK51 contestaient l’existence de la maladie à virus Ebola dans la zone. Ils soutenaient qu’aucun cas n’avait été signalé depuis le 30 juin dernier. Ces événements se déroulent dans la chefferie de Bandaka, territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Muhasa Ghislain