La remise d’enveloppes aux chrétiens pour contribuer financièrement aux travaux de construction des églises trouve son fondement dans la Bible. C’est ce qu’a rappelé le Révérend Abbé Oswald Kambale Kibonde, affirmant que cette pratique n’est pas une invention humaine, mais qu’elle s’appuie sur des passages de l’Ancien et du Nouveau Testament.
Il s’est exprimé à ce sujet dimanche 18 octobre 2026, à l’occasion de la messe du Dimanche des missions, célébrée au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.
Le prêtre résident de ce haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni a notamment cité les livres de 2 Chroniques 24, 4-10 et d’Exode 36, 3-7, dans l’Ancien Testament. Selon lui, les boîtes utilisées à l’époque biblique pour recueillir les contributions du peuple peuvent aujourd’hui être remplacées par des enveloppes destinées à soutenir les travaux de construction et d’entretien des églises.
« En ce qui concerne les travaux de construction, les enveloppes que l’on vous remet pour recueillir les contributions ne constituent pas une invention. Elles permettent à l’Église d’avancer dans la réalisation de ses projets. Cette pratique trouve son fondement dans la Bible, notamment en 2 Chroniques 24, 4-10 et en Exode 36, 3-7. À cette époque, des dispositifs étaient mis en place pour recueillir les contributions des fidèles en vue de la construction et de l’entretien des édifices religieux. Aujourd’hui, nous utilisons des enveloppes pour faciliter cette collecte. Lorsque vous apportez votre contribution, faites-le avec une intention sincère devant Dieu. Ne remettez donc pas votre enveloppe sans y mettre une intention de foi », a déclaré l’abbé.
Dans le Nouveau Testament, l’abbé Oswald Kambale Kibonde a également évoqué le passage de Matthieu 17, 24-27, dans lequel Jésus-Christ demande à saint Pierre de jeter un hameçon dans la mer. Le premier poisson qu’il attrape contient une pièce d’argent permettant de payer l’impôt du Temple.
S’appuyant sur ce passage biblique, le prêtre a invité les chrétiens à ne pas céder aux inquiétudes lorsqu’ils reçoivent des enveloppes destinées aux contributions financières pour les travaux de l’Église. Il les a rassurés en rappelant que Dieu attend de ses fidèles une participation selon leurs possibilités.
« Même Jésus-Christ, à Capharnaüm, a été confronté à la question de la contribution, comme le rapporte l’Évangile selon Matthieu 17, 24-27. Dans ce passage, Jésus demande à Pierre de jeter l’hameçon dans la mer. Le premier poisson qu’il attrapera contiendra une pièce d’argent qui servira à payer l’impôt pour eux deux. Certains parmi vous hésitent peut-être à prendre les enveloppes, par inquiétude de ne pas savoir où trouver l’argent nécessaire pour y contribuer. Pourtant, Dieu réclame ce qui lui revient. Il ne faut donc pas rester redevable envers Dieu », a-t-il prêché.
Il convient de noter qu’après les églises construites par les missionnaires, notamment dans le diocèse de Butembo-Beni, plusieurs autres édifices religieux ont vu le jour grâce aux contributions financières des fidèles chrétiens. Ces contributions passent notamment par la distribution d’enveloppes, auxquelles s’ajoutent les dons des ressortissants de la région ayant acquis des moyens financiers.
Ainsi, la mobilisation des fidèles demeure un moyen important de soutenir la construction et le développement des infrastructures de l’Église.
Réginald Karem Been Vasambya