« La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. » C’est sur ces paroles que Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, évêque de Butembo-Beni, a invité les fidèles à prier pour les séminaristes, afin qu’ils puissent répondre concrètement et jusqu’au bout à leur vocation. Le pasteur du diocèse s’est exprimé, dimanche 19 octobre 2025, à l’occasion de l’ouverture officielle de l’année de formation sacerdotale dans les deux grands séminaires interdiocésains : Saint Octave de Vulindi (pour les études de théologie) et Régina Pacis de Vuhira (pour la philosophie).
Le Père Évêque a remercié et encouragé les chrétiens pour leurs diverses contributions, tant spirituelles que matérielles, en faveur de la formation sacerdotale dans le diocèse de Butembo-Beni.
« Il faudrait que nous trouvions un moyen de former nos paroissiens afin qu’ils continuent, dans la mesure du possible, à soutenir les séminaristes comme ils l’ont toujours fait. Je suis conscient que la situation actuelle est difficile, mais avec une bonne information et une sensibilisation adéquate, ils pourront comprendre l’importance de ce soutien et partager, selon leurs moyens, ce qu’ils reçoivent ou gagnent. Il ne s’agit pas encore d’un marché suffisant, car les séminaristes sont encore peu nombreux. Ils viennent de plusieurs diocèses. Si je prends l’exemple du mien, plus nous avons de séminaristes, plus cela témoigne de communautés qui attendent des prêtres. La moisson reste abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. J’encourage donc les fidèles à prier pour eux, afin qu’ils répondent concrètement et jusqu’au bout à leur vocation. Ainsi, demain, ils pourront servir l’Église, non seulement ici, mais aussi dans leurs diocèses d’origine, et les aider utilement. », a-t-il déclaré.
Mgr Sikuli également se réjouit de la diversité présente au sein des deux grands séminaires. Selon l’ordinaire du lieu, cette diversité permet aux séminaristes de s’enrichir mutuellement par leurs différentes expériences culturelles, en vue de bâtir une fraternité plus concrète et authentique.
« Le nombre est impressionnant. C’est la diversité qui me réjouit, car elle offre aux séminaristes l’occasion de s’enrichir en vivant différentes expériences culturelles. Ensemble, ils peuvent ainsi construire une fraternité plus concrète et plus authentique, car chacun a quelque chose à donner et à recevoir », a noté l’évêque de Butembo-Beni.
Soulignons que le grand séminaire de théologie Saint Octave de Vulindi a accueilli cette année 101 séminaristes, originaires du diocèse de Butembo-Beni et d’autres diocèses. De son côté, le grand séminaire de philosophie Régina Pacis de Vuhira compte 72 étudiants, également venus du diocèse et d’ailleurs. Ces deux maisons de formation sacerdotale sont situées dans la ville de Butembo.
Réginald Karem Been Vasambya