Dans le groupement Malio, chefferie des Bashu, territoire de Beni (Nord-Kivu), 15 écoles primaires et 8 écoles secondaires sont à l’arrêt depuis près d’une semaine. Ces établissements, situés dans les villages Vurondo, Kisesa, Ndondi, Kavira, Kisungu, Vulera et Kyondo-Kitumbu, restent fermés depuis le lundi 21 janvier 2026, à la suite des attaques attribuées aux rebelles ADF/MTM-ISCAP, qui ont ciblé ces zones du territoire de Beni.
Face à cette situation, Maombi Kahongya, président de la société civile locale, plaide pour une implication urgente des autorités compétentes.
« Cela fait déjà une semaine et demie que 15 écoles primaires et 8 écoles secondaires sont fermées et que les activités scolaires sont suspendues dans le groupement Malio, chefferie de Bashu, territoire de Beni. Depuis le 26 janvier 2026, les écoles des villages de Vurondo et d’autres localités ont cessé de fonctionner à la suite des attaques meurtrières des rebelles ADF, notamment dans le groupement Mwenye, territoire de Lubero, et dans une partie du village Vurondo, territoire de Beni. Les élèves et les écoliers ont fui pour leur sécurité. Beaucoup se sont réfugiés dans le village Butuhe et d’autres dans la ville de Butembo. La société civile, force vive de la RDC, noyau de Bashu, alerte le gouvernement congolais afin qu’il prenne ses responsabilités pour le rétablissement de la paix dans ces zones où opèrent les terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) », a-t-il exhorté.
De son côté, le directeur provincial de l’Éducation Nord-Kivu II appelle les gestionnaires des écoles relevant de sa juridiction à accueillir les élèves déplacés en provenance des groupements récemment touchés par l’insécurité.Monsieur Norbert Bisimwa Balekembaka Provid recommande aux sous-PROVED de préparer des lettres d’attestation et de recommandation pour accompagner ces enfants déplacés, y compris ceux en période d’examens.
« Nous déplorons la situation socio-sécuritaire précaire qui persiste dans la province et qui affecte directement les activités scolaires. Pour leur sécurité, les familles se déplacent avec leurs enfants en âge scolaire. À leur arrivée, nous avons instruit les gestionnaires de proximité, notamment les sous-PROVED, les coordinateurs et les conseillers résidents, de prendre en charge ces enfants déplacés. Les sous-PROVED doivent faciliter leur inscription, les recenser et assurer la poursuite normale de leurs études dans les écoles de Butembo ou de Lubero. Les élèves reçoivent des attestations et des lettres de recommandation leur permettant de s’inscrire dans les écoles de leur choix, aussi bien au primaire qu’au secondaire », a-t-il expliqué.
Il convient de souligner que depuis l’incursion des rebelles ADF dans le groupement Mwenye, les élèves et les enseignants de plusieurs villages vivent dans l’incertitude, ne sachant plus à quel saint se vouer, regrette le président de la société civile, Maombi Kahongya.
Muhasa Ghislain