avril 19, 2026

En marge de la Journée mondiale de la protection des données, célébrée chaque 28 Janvier, cette année 2026, RTMCA.NET rencontré le directeur provincial de l’Institut National des Archives du Congo (INACO/UNACO) afin d’échanger sur la préservation collective des documents et des données.

Monsieur Ismaël Kabuyaya a indiqué que, dans un contexte marqué par l’insécurité persistante en République démocratique du Congo, la conservation des données et des archives devient une urgence nationale. Selon lui, cette situation impose la numérisation des documents afin de limiter les risques de perte ou de destruction.

« En guise de protection face aux risques de pertes liés aux conflits armés et à l’instabilité sécuritaire, un nouveau système est entrepris pour la conservation des données dans un cloud sécurisé (coffre-fort numérique), tout en procédant à la numérisation des archives physiques », a-t-il souligné.

Poursuivant son intervention, le directeur provincial de l’INACO a insisté sur la responsabilité individuelle dans la conservation des documents.

« Nous disons toujours qu’avant même l’INACO, chacun doit être archiviste à son niveau. Il existe des documents que l’INACO ne peut pas conserver mais qui sont très importants pour chaque citoyen, comme un bulletin de l’école primaire ou un relevé de cotes universitaire. Il est donc essentiel que chacun adopte des méthodes appropriées de conservation, qu’elles soient physiques ou numériques, surtout à l’ère du numérique », a-t-il insisté.

Pour Ismaël Kabuyaya, cette démarche dépasse le cadre institutionnel. Elle constitue un devoir patriotique, visant à protéger l’histoire et la mémoire collective du pays. Cette pratique concerne également les associations, les Églises et les établissements scolaires. Il invite ainsi toute la population à s’impliquer activement dans cette dynamique afin d’éviter la disparition d’éléments essentiels de la mémoire publique et privée.

« Au niveau de l’INACO, nous conservons des données de différentes natures, qu’elles soient physiques ou numériques. Elles sont stockées soit sur des supports informatiques comme les disques durs, soit dans un cloud sécurisé servant de coffre-fort. Après la numérisation, les archives sont transférées au siège, à la direction générale, pour être conservées dans le coffre-fort de la République. Ces données archivistiques, conformes aux normes, sont très importantes pour l’histoire d’aujourd’hui et serviront aux générations futures, qu’il s’agisse de la situation sécuritaire, financière ou d’autres documents stratégiques de la République », a-t-il précisé.

Il convient de souligner que préserver les documents, les archives et les données aujourd’hui, c’est protéger l’histoire de demain. La Journée mondiale de la protection des données, célébrée chaque 28 janvier, a été instaurée pour sensibiliser le public à l’importance de la protection des données personnelles, particulièrement à l’ère du numérique. Elle trouve son origine en Europe, où elle a été créée en 2006 par le Conseil de l’Europe, en référence au 28 janvier 1981, date de la signature de la Convention 108. Cette convention est le premier traité international juridiquement contraignant visant à protéger les personnes contre les abus liés au traitement automatisé des données à caractère personnel.

Cette journée vise principalement à : sensibiliser les citoyens à leurs droits en matière de données personnelles ; encourager les institutions et les entreprises à adopter des pratiques responsables ; promouvoir une culture du respect de la vie privée et de la sécurité numérique.

Sylvie Kaswera

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