En République Démocratique du Congo, la toute première Journée nationale de la justice et de la paix a été célébrée ce dimanche 21 septembre 2025. Dans le diocèse de Butembo-Beni, l’évêque diocésain, Son Excellence Monseigneur Sikuli Paluku Melchisedech, a saisi cette occasion pour lancer un appel fort à un engagement national et spirituel en faveur de la paix, dans un contexte où certaines paroisses de son diocèse restent confrontées à des menaces sécuritaires.
À l’issue de la première messe qu’il a présidé en l’église paroissiale de l’UCG, la presse diocésaine a obtenu une interview exclusive avec Son Excellence Monseigneur Sikuli Paluku Melchisedech. Le prélat catholique de Butembo-Beni a affirmé que cette journée vise à implorer la paix divine, tout en sensibilisant les citoyens à promouvoir une paix désarmée et désarmante.
« Nous célébrons cette journée pour prier Dieu afin qu’il nous accorde la paix, mais aussi pour sensibiliser les citoyens à œuvrer pour une paix désarmée et désarmante », a-t-il déclaré.
Alors que l’insécurité continue de frapper plusieurs régions de l’Est du pays, notamment certaines entités du diocèse, l’évêque a lancé un appel à l’arrêt immédiat des violences et à l’ouverture d’un dialogue sincère avec les groupes armés. « Il faut accepter de dialoguer, même avec l’ennemi, car c’est peut-être dans ce dialogue que Dieu fera jaillir une étincelle de justice et de paix », a-t-il souligné.
Il a également interpellé ceux qui compromettent les aspirations à la paix : « Nous profitons de cette journée pour interpeller ceux qui menacent notre aspiration à la paix. Qu’ils cessent les violences ! Il est insensé de tuer et de violer les droits humains fondamentaux. Vous avez été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, comme nous tous. Vous devez comprendre qu’attenter à la vie d’autrui et multiplier les violences est un mal. C’est pourquoi nous devons nous encourager mutuellement et garder l’espérance. »
Enfin, Monseigneur Sikuli a exhorté les jeunes à s’engager activement dans la construction d’un Congo nouveau, fondé sur la justice, l’amour du prochain et la prière. « C’est aux jeunes de construire le Congo de demain. Qu’ils deviennent dès maintenant des artisans de paix », a-t-il conclu.
Sylvie Kaswera