Plusieurs pirogues non identifiées ont été saisies par les éco-gardes de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) sur les eaux du lac Édouard, au niveau de Kyavinyonge, Mardi 1 Juillet 2025. Cette opération vise à lutter contre la pêche illicite, jugée responsable de la diminution progressive des ressources halieutiques dans cette zone lacustre.
L’information a été confirmée par le président du service automobile de la pêcherie de Kyavinyonge. Selon lui, les pirogues interceptées étaient sans immatriculation et opéraient en dehors des normes en vigueur. Elles ont été immédiatement conduites par les gardes de l’ICCN vers leur base d’Ishango, à l’intérieur du Parc national des Virunga.
« Nous assistons à une prolifération de pirogues irrégulières du côté congolais du lac Édouard. Face à cette situation, l’ICCN a décidé de prendre ses responsabilités pour assainir la pêche et protéger cette réserve naturelle qui fait partie du patrimoine mondial », a déclaré le responsable local.
L’opération s’est déroulée en trois temps, entre dimanche et mardi, et s’inscrit dans un effort plus large de régularisation des activités de pêche sur le lac Édouard, classé zone protégée.
Soutien des pêcheurs locaux
La COOPEVI (Coopérative des Pêcheurs de Virunga) s’est dite favorable à cette initiative. Son président a exprimé publiquement son appui à l’ICCN, estimant que cette campagne contribuera à la régénération des espèces aquatiques et à la stabilisation du secteur halieutique à long terme.
« C’était une de nos recommandations en tant que pêcheurs responsables. Si nous étions contre, nous aurions manifesté. Mais au contraire, nous soutenons fermement cette action. C’est une étape difficile, certes, mais qui produira des résultats bénéfiques pour tous », a-t-il déclaré, tout en encourageant les propriétaires de pirogues non conformes à se rallier aux structures autorisées.
Un enjeu écologique et économique
Depuis plusieurs mois, les communautés riveraines du lac Édouard signalent une forte diminution des poissons, conséquence directe de la pêche non réglementée. Cette action répressive vise donc à restaurer l’équilibre écologique du lac et à garantir une exploitation durable des ressources halieutiques au bénéfice des générations présentes et futures.
Justin Makayabo