janvier 20, 2026

« Que par l’intercession de la Très Sainte Vierge, notre Mère, nos familles et les nations meurtries par les barbaries de l’ennemi de la paix trouvent consolation. » C’est par cette prière que l’abbé Simon Pierre Mahamba a conclu son homélie, ce lundi 15 septembre 2025, au sanctuaire MCA-Vuhira de Butembo-Beni , en la mémoire liturgique de Notre-Dame des Douleurs.

Au cours de son homélie, l’abbé Mahamba a rappelé que durant la Passion du Christ, Marie est restée aux côtés de son Fils, jusqu’au pied de la Croix. Pour lui, les paroles de Jésus à Jean : « Voici ta mère », et à Marie : « Voici ton fils », marquent le moment où la Vierge Marie devient Mère de toutes les nations.

En soulignant son rôle de Consolatrice des affligés, l’abbé a insisté sur la fidélité silencieuse de Marie : « Elle n’a pas quitté son Fils, même au plus fort de la souffrance. »

« Prions Dieu aujourd’hui afin qu’Il nous vienne en aide. En contemplant les douleurs de la Vierge Marie, qui a accompagné son Fils Jésus-Christ sur le chemin de la Passion jusqu’à sa mort, confions-lui nos familles. Par son intercession, que Dieu nous console. Il se peut que certains de nos enfants nous délaissent et, à cause de leur mauvaise conduite, nous causent affliction. Alors que Jésus-Christ a souffert pour notre salut, eux, par leurs comportements, attristent le cœur de leurs parents. Prions pour ces enfants. Prions aussi pour notre pays, devenu un pays de larmes, afin que la Vierge Marie, notre Mère, nous console, car elle est véritablement Notre-Dame, Consolatrice des Affligés. » a-t-il évangélisé.

La mémoire de Notre-Dame des Douleurs (ou « Notre-Dame de la Compassion ») est liée à la méditation de la Vierge Marie au pied de la Croix et à ses souffrances associées à la Passion de son Fils. Au XIIIᵉ siècle, les Servites de Marie (un ordre fondé à Florence en 1233) ont beaucoup contribué à la diffusion de cette dévotion centrée sur les Sept Douleurs de Marie. En 1668, le pape Clément IX approuva la messe des Sept Douleurs de la Vierge. En 1727, le pape Benoît XIII étendit la fête de Notre-Dame des Douleurs (alors célébrée le vendredi après le dimanche de la Passion) à toute l’Église latine. En 1817, après la chute de Napoléon, le pape Pie VII (qui avait beaucoup souffert de la captivité) institua la fête du 15 septembre pour toute l’Église, en action de grâce envers la Vierge Marie.

Aujourd’hui, dans le calendrier liturgique romain, la mémoire de Notre-Dame des Douleurs est célébrée le 15 septembre, le lendemain de la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix.

Réginald Karem Been Vasambya

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