janvier 20, 2026

Ce Mardi 12 août 2025, l’Église célèbre la mémoire du Bienheureux Isidore Bakanja, patron des laïcs en République Démocratique du Congo. À cette occasion, la Radiotélévision Marie Consolatrice des Affligés (RTMCA-VUHIRA) vous souhaite une bonne fête.

Bienheureux Isidore Bakanja (1885-1909)

Isidore Bakanja naît en 1885 dans l’actuelle République Démocratique du Congo. Encore jeune, il quitte son village pour chercher du travail et est embauché comme aide-maçon. Par son intégrité et sa conscience professionnelle, il se forge rapidement une bonne réputation. En contact avec des chrétiens de Bolokwa Nsimba, une mission ouverte par des Pères trappistes, il demande à recevoir une instruction religieuse pour devenir chrétien.

Le 6 mai 1906, il reçoit le baptême ainsi que, le même jour, le scapulaire de Notre-Dame du Mont-Carmel. Son contrat terminé, il se rend à Busira, où il est engagé comme domestique par un Européen de la S.A.B. (Société Anonyme Belge). Là encore, ses qualités humaines — travail acharné, honnêteté et droiture — sont remarquées.

Lorsque son employeur est affecté à un poste où il devient l’adjoint de M. Van Cauter, Isidore accepte de le suivre. Mais cette décision marque le début d’une période douloureuse. M. Van Cauter, homme très dur et hostile aux Africains convertis au christianisme, interdit à Isidore d’enseigner la prière à ses compagnons de travail. Un jour, découvrant le scapulaire qu’il porte, il le punit de vingt-cinq coups de chicote.

La punition se répète plusieurs fois, car Isidore refuse de cacher sa foi et de renoncer à ses pratiques religieuses. Van Cauter, furieux, déclare qu’il ne veut pas de chrétiens dans ses plantations et le frappe violemment. Gravement blessé, Isidore est recueilli par un bon Samaritain qui, horrifié par son état, le transporte dans son village. Il y reçoit les premiers soins, mais ses blessures s’aggravent au fil des mois.

Le 24 ou 25 juillet 1909, il reçoit la visite de missionnaires, qui lui donnent la confession, l’onction des malades et la communion. Il leur déclare avoir pardonné à son persécuteur et promet de prier pour lui depuis le ciel.

Le dimanche 15 août 1909, des chrétiens se rassemblent devant sa maison. Rayonnant de joie, Isidore se joint à leur prière. Contre toute attente, il se lève, marche quelques pas avec son chapelet, puis se recouche. Peu après, il entre en agonie et s’éteint, le scapulaire toujours autour du cou.

Témoignage du Pape Jean-Paul II

« Je parle aussi d’un catéchiste zaïrois : Isidore Bakanja, un vrai Zaïrois, un vrai chrétien. Après avoir donné tout son temps libre à l’évangélisation de ses frères, comme catéchiste, il n’hésita pas à offrir sa vie à son Dieu, fort du courage qu’il puisait dans sa foi et dans la récitation fidèle du rosaire. »

Tué sous la torture pour sa foi chrétienne par un Européen hostile aux catholiques, à Busira, le 12 août 1909, Isidore Bakanja a été béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II le 24 avril 1994, lors du Synode des évêques pour l’Afrique.

En 1999, il a été proclamé patron des laïcs de la République Démocratique du Congo. Ses reliques, exhumées le 7 juin 1917, reposent dans l’église paroissiale de l’Immaculée Conception de Bokote.

Témoignage d’un internaute

« Le Bienheureux Isidore Bakanja était catéchumène chez les Pères trappistes à Mbandaka, au Zaïre. Le patron dont il était le domestique n’acceptait pas ses dévotions, comme le chapelet ; il le battit à mort. Isidore mourut après avoir pardonné à ses assassins, assisté par les missionnaires trappistes. C’était le 12 août 1909, il avait 24 ans. »

À Wenga, près de Busira, en 1909, le Bienheureux Isidore Bakanja, martyr, conserva une foi vive et la manifesta sans peur, au point d’être longuement flagellé par haine de la religion chrétienne. Quelques jours plus tard, il remit son âme à Dieu en pardonnant à son persécuteur.

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Rédaction

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