Le quatrième dimanche du temps fort de Carême, qui correspondait au 15 mars 2026, a vu le sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA) de Vuhira, dans le diocèse de Butembo-Beni, accueillir des milliers de jeunes chrétiens, catholiques et non catholiques, pour leur rendez-vous mensuel dans ce haut lieu spirituel situé en commune Bulengera, ville de Butembo. La journée a été marquée par des enseignements et la célébration de la sainte messe, présidée par le Révérend Abbé Kambale Kikongolo Benoît.
C’est dans un climat méditatif propre au temps de Carême que s’est déroulée la récollection. Les enseignements ont porté sur le sacrement du mariage. Les jeunes ont été rappelés que le mariage chrétien catholique est indissoluble et qu’une préparation spirituelle sérieuse doit toujours précéder la préparation matérielle ou physique à ce sacrement.

Parlant des fiançailles, l’abbé Benoît, spécialiste en droit canon, a précisé qu’elles constituent une promesse réciproque de mariage, et non un contrat contraignant à se marier. Les fiancés sont accueillis dans l’Église pour un enseignement de six mois avant le mariage, après le versement de la dot. L’abbé a également évoqué plusieurs empêchements au mariage, soulignant qu’un mariage qui ne suit pas la catéchèse de l’Église n’est qu’un « théâtre ».
« Tu as un projet de mariage ? Persévère dans la prière afin que Dieu te donne le fiancé ou la fiancée avec qui tu pourras vivre en harmonie. L’apparence est trompeuse. Que le mariage soit une voie pour entrer dans le royaume des cieux. Le mariage religieux est indissoluble », a déclaré l’abbé Benoît.
Après les enseignements, les jeunes ont pu poser des questions sur le thème du jour.
« Merci pour les enseignements. Moi, je rencontre souvent des fiancés qui ne sont pas de mon Église. À 31 ans, puis-je changer d’Église ? » – « Tu changes pourquoi ? Veux-tu abandonner ton Dieu à cause d’une personne ? Si elle t’aime mais n’est pas catholique, dis-lui de venir dans ton Église », a répondu l’abbé.
Les témoignages ont suivi avant la messe : « Je rends grâce à Dieu pour ses merveilles. Lorsqu’on nous invite à écrire nos intentions, ne négligeons pas cette démarche. Dieu agit pour ceux qui ont la foi », a témoigné une participante.
La journée de prière s’est clôturée par la célébration eucharistique présidée par l’abbé Benoît, suivie de l’adoration du Saint-Sacrement et de la prière de délivrance, dirigées par l’abbé Blaise Ndungo Kikwaya Daniel, vice-recteur du sanctuaire.
Dans son homélie, l’abbé Benoît a invité les jeunes à vivre la joie en Christ et à maintenir une foi ferme. Il a souligné que la joie peut parfois manquer à cause de soi-même ou de diverses situations de vie, et a encouragé chacun à implorer la grâce divine pour vivre la joie du Christ dans toutes les circonstances.

Commentant la première lecture, l’abbé a expliqué le handicap évoqué dans l’Évangile : Jésus a répondu que certains malheurs, comme la cécité, permettent à la grandeur de Dieu de se manifester aux hommes. La deuxième lecture a rappelé à chacun sa valeur aux yeux de Dieu : « Nous ne devons pas nous culpabiliser à cause de certaines anomalies ; nous sommes tous créés à l’image de Dieu. »
L’abbé a également souligné que la peur peut empêcher les miracles de se produire. Il a cité l’exemple des parents qui n’ont pas dit toute la vérité aux pharisiens de peur d’être excommuniés, exhortant les fidèles à témoigner de leur foi avec courage.Lors de la messe, l’abbé Benoît était entouré de cinq autres prêtres, avec la participation de religieux, religieuses et milliers de jeunes.
À la fin de cette rencontre, les jeunes venus de différentes paroisses du diocèse ont exprimé leur grande satisfaction : « Nous sommes très heureux d’avoir participé à cette rencontre. Les enseignements étaient adaptés à notre réalité de jeunes et nous ont aidés à mieux comprendre le rôle du mariage dans l’Église et dans la société », ont confié plusieurs participants.
Et d’ajouter :
« Les thèmes abordés touchent notre vie quotidienne. Nous repartons encouragés et motivés à vivre notre foi avec plus de responsabilité ».

Les participants ont également lancé un appel à leurs pairs qui n’ont pas pu participer à cette rencontre pour la prochaine édition.
Rédaction