26ème dimanche de l’année liturgique C et dernier dimanche du mois de septembre, mois de la Bible. Les fidèles, venus nombreux prier au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, ce dimanche 28 septembre 2025, ont médité sur une page percutante de l’Évangile selon saint Luc, qui parle de la parabole du mauvais riche et de Lazare. Un récit évangélique qui résonne comme un appel à la conversion et à la justice sociale. À la présidence, le révérend Abbé Simon Pierre Mahamba, vicaire au sanctuaire, était accompagné de deux autres prêtres ce dimanche 28 septembre 2025.

Tout en commentant la parole de Dieu, le ministre de l’Eucharistie a mis en exergue : « Ce récit entre Lazare et le mauvais riche montre que l’indifférence tue. Le riche ne maltraitait pas Lazare, mais il l’ignorait complètement, et c’est là que réside son péché », a-t-il souligné.
Poursuivant son prêche, l’abbé vicaire a invité les fidèles à ouvrir les yeux sur la misère des autres, en particulier ceux que l’on croise chaque jour sans leur porter assistance. Il a mis en garde contre l’égoïsme, l’orgueil et la recherche effrénée des biens matériels, qui ferment le cœur à Dieu et au prochain. « Ce n’est pas parce qu’on est riche qu’on est condamné. C’est parce qu’on refuse de partager, de voir le pauvre à notre porte, qu’on est en danger de perdition », a-t-il ajouté.
L’abbé Simon Pierre Mahamba a aussi interpellé les responsables, les jeunes et les familles, les appelant à la redevabilité, à l’empathie et à la compassion active. Contrairement au mauvais riche de la parabole, qui supplie trop tard, le célébrant a souligné que l’occasion de faire le bien, c’est maintenant, pas après la mort.
« Jésus-Christ nous raconte l’histoire du riche et du pauvre Lazare. En lisant l’Évangile d’aujourd’hui, il ne s’agit pas de condamner les riches. Car chacun, à sa manière et selon sa situation, possède une forme de richesse. Cela peut être l’intelligence que Dieu m’a donnée. Peut-être ai-je reçu une certaine grâce, mais je l’ai mal utilisée, ce qui m’a conduit à l’orgueil, à la vanité ou au mépris des autres. Peut-être est-ce ma beauté, dont je me vante parce que les autres ne l’ont pas. Il existe une bonne richesse et une mauvaise richesse, selon la manière dont elle est utilisée. Par ailleurs, nous ne devons pas non plus glorifier la pauvreté. Certaines formes de pauvreté proviennent de nous-mêmes : la paresse, le refus de travailler, ou encore un manque d’organisation. Ce genre de pauvreté ne mérite pas d’être loué », a-t-il prêché.
À la lumière de cet évangile, la voix du pauvre devient un cri prophétique. Et comme l’a rappelé l’abbé Mahamba, c’est en écoutant cette voix, aujourd’hui, que nous pouvons bâtir un monde plus juste et miséricordieux, à l’image du Royaume que le Christ annonce. On l’écoute dans cet extrait sonore.
Le message de ce dimanche est clair : la foi chrétienne doit s’incarner dans la vie de tous les jours, et chaque croyant est appelé à être acteur du changement, artisan de justice, témoin de l’espérance. Peu avant la bénédiction finale, le vicaire du sanctuaire MCA-Vuhira, Monsieur l’abbé Simon Pierre Mahamba, a récité une prière en l’honneur de la célébration du 25ème anniversaire de la naissance au ciel de Mgr Emmanuel Kataliko. Les fidèles chrétiens se sont ensuite répartis, enthousiasmés et souriants, pour ce dernier dimanche du mois de septembre, mois consacré à la Bible dans l’Église universelle.
Sylvie Kaswera