janvier 18, 2026

« Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les brebis perdues. Se reconnaître pécheur, accueillir Jésus comme Sauveur et Dieu de miséricorde, et se confesser sans tarder est une démarche salutaire et une étape essentielle dans la vie chrétienne. » Tels sont les propos de l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, tenus ce jeudi 18 septembre 2025 lors de son homélie à la chapelle Mater Miséricordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira.

En commentant l’Évangile du jour, celui du jeudi de la 24e semaine du temps ordinaire, relatant l’histoire de la femme pécheresse pardonnée par Jésus pour son grand amour, l’abbé a invité les fidèles à retrouver le goût du sacrement de pénitence.

En commentant l’Évangile du jour, celui du jeudi de la 24e semaine du temps ordinaire, relatant l’histoire de la femme pécheresse pardonnée par Jésus pour son grand amour, l’abbé a invité les fidèles à retrouver le goût du sacrement de pénitence. « Une foi vivante se manifeste dans l’humilité, la reconnaissance de sa misère et l’amour du pardon », a-t-il insisté devant des centaines de fidèles, les exhortant à vivre une foi concrète, nourrie par le sacrement de réconciliation.

« Si Dieu nous laissait au seul jugement des hommes, personne ne se relèverait », a affirmé l’abbé, soulignant que le regard humain est souvent impitoyable envers les personnes accusées de nombreux péchés, tant devant les hommes que devant Dieu. Le prêtre a rappelé que le jugement de Dieu est un jugement de miséricorde, une miséricorde qui console, relève et pousse à accueillir l’Évangile du jour, lequel révèle la tendresse du cœur de Dieu.

« Ton véritable problème, ma sœur, mon frère, mère ou père, c’est de refuser de te reconnaître pécheur, alors même que tu as entendu la bonne nouvelle de Jésus-Christ, Sauveur et Dieu de miséricorde », a prêché l’abbé Emmanuel Kangitsi. Il a rappelé que la femme pécheresse entendit parler de Jésus-Christ, crut en Lui et comprit que, hormis le Christ, nul ne pouvait vraiment la sauver. C’est cette foi profonde et cet amour sincère qui ont conduit au pardon de ses péchés.

« Dans son attitude, après avoir reconnu son péché, la femme s’est montrée humble et courageuse. Elle n’a pas eu peur des jugements des gens, des regards accusateurs ni de la présence des invités dans la maison du pharisien où Jésus était reçu. Elle est restée tournée vers le Christ, attentive à son regard et à sa parole, pour accueillir sa conversion, » a rappelé l’abbé Kangitsi.bIl a exhorté les chrétiens à ne pas avoir peur ni honte de se confesser, car la miséricorde de Dieu est plus grande que tous les péchés. L’abbé a aussi mis en garde ceux qui passent des années sans se confesser, affirmant que vivre dans le péché, c’est demeurer sous l’emprise du diable, et qu’ainsi, on est mort spirituellement.

Parlant de l’évolution du sacrement de réconciliation, l’abbé a rappelé que le confessionnal, autrefois conçu de manière à ce que le pénitent ne voie pas le prêtre, a aujourd’hui évolué. L’Église autorise désormais la confession en plein air ou même en face à face, les yeux dans les yeux avec le prêtre. Selon lui, cela témoigne de la foi profonde du chrétien qui reconnaît qu’il ne vient pas parler à un homme, mais rencontrer Dieu dans sa miséricorde. L’abbé a ainsi invité les fidèles à suivre l’exemple de la femme pécheresse, courageuse et sincère dans sa démarche de conversion.

Commentant la première lecture, tirée de la lettre de saint Paul à Timothée, l’abbé Emmanuel Kangitsi, recteur du sanctuaire MCA-Vuhira, haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni, a souligné que saint Paul enseigne à Timothée qu’un bon serviteur doit être un modèle pour les chrétiens qu’il évangélise. « Saint Paul invite Timothée à conserver la sainteté dans ses paroles et ses actes, sans se sous-estimer à cause de sa jeunesse », a précisé l’abbé, ajoutant que quand Dieu accorde sa grâce à une personne, grande ou petite, cette grâce suffit.

Il a insisté sur le fait que le bon serviteur commence par se confesser lui-même, avant d’annoncer la Parole, car il doit être déjà purifié pour mieux évangéliser. À l’inverse, a-t-il averti, le serviteur qui se comporte comme un pharisien, jugeant les autres sans reconnaître ses propres fautes, s’éloigne de la vérité. « Nous portons les trésors de Dieu dans des vases fragiles », a-t-il rappelé.

En conclusion, l’abbé a imploré : « Que la Très Sainte Vierge Marie, l’humble entre les humbles, nous enseigne la vraie humilité. Qu’elle nous aide à rechercher chaque jour la grâce de la purification, sans fatigue, sans honte et sans peur, pour parvenir à une liberté véritable en Jésus-Christ. »

Réginald Karem Been Vasambya

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RTMCA

GRATUIT
VOIR