janvier 24, 2026

Un premier vendredi du mois pas comme les autres au Sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA). Le vendredi 3 octobre 2025 a marqué un moment exceptionnel au Sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA) de Vuhira, dans le diocèse de Butembo-Beni. Ce jour-là, pour la première fois, l’évêque de Butembo-Beni, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech, a célébré la Sainte Messe du premier vendredi du mois, fête du Sacré-Coeur de Jésus, en ce haut lieu de ressourcement spirituel.

Vers 11 heures, Mgr Sikuli est arrivé sur le site du sanctuaire, accueilli par les autorités locales au rythme de la fanfare. À son arrivée, il a quitté son véhicule pour se rendre à la sacristie afin de revêtir ses habits liturgiques. De là, il a rejoint la chapelle, prenant la tête de la procession. Tout au long de celle-ci, il a fait le tour de la cour du sanctuaire, bénissant les milliers de fidèles présents, qui n’ont pas manqué de capturer l’instant historique sur leurs téléphones.

La joie était palpable parmi les fils et filles de Dieu, qui se sont rassemblés en grand nombre pour prier ce premier vendredi d’octobre 2025. Après avoir traversé la cour du sanctuaire du sud au nord, Mgr l’Evêque s’est dirigé vers le podium du sanctuaire, où il a présidé la Sainte Messe.

Lors de son homélie, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech a souligné que cette année est particulièrement riche en grâces, non seulement en raison du jubilé de l’espérance, mais aussi à l’occasion de la commémoration du 50e anniversaire du départ au ciel de Mgr Henri Pierard, premier évêque du diocèse, ainsi que de Mgr Emmanuel Kataliko. Il a rappelé que sans ces deux évêques, le diocèse ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

En mémoire du 25e anniversaire du décès de Mgr Emmanuel Kataliko, Mgr Sikuli a expliqué avoir choisi ce sanctuaire pour prier avec les fidèles, en l’honneur des premiers évêques du diocèse, mais aussi des premiers missionnaires, à savoir les prêtres du Sacré-Cœur et les Assomptionnistes, qui ont apporté l’évangélisation dans cette région.

Cette journée a également été marquée par un acte symbolique : la prière et l’incinération des papiers contenant des intentions de prière, rassemblées dans des enveloppes pour la FOMEKA. Ces intentions ont été brûlées entre la lourde et la croix du sanctuaire.

Dans son homélie, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech a centré son message sur l’amour de Dieu envers l’humanité. « Dieu est Amour, c’est pourquoi il nous a envoyé son Fils ainsi que le Saint-Esprit. Même dans notre état de péché, Dieu nous manifeste son amour », a-t-il affirmé. En citant l’évangile du jour, qui relate l’épisode du Bon Berger et de la brebis égarée, Mgr l’Evêque a rappelé que, comme le Christ, Dieu ne nous abandonne jamais, même lorsque nous le nions ou l’humilité. Il se tourne toujours vers nous car il nous aime profondément.

« Se connaître et se repentir est une voie qui mène au salut et à la guérison », a ajouté Mgr Sikuli. « Celui qui ne se connaît pas a tendance à calomnier les autres et à se victimiser, croyant que ses malheurs proviennent uniquement des autres, sans reconnaître ses propres défauts. »

« Quand nous ne reconnaissons pas nos maladies, cela devient souvent la source des conflits dans nos familles, nos communautés, et même dans le monde », a-t-il poursuivi. Il a également souligné que la repentance et la reconnaissance de nos faiblesses sont nécessaires pour obtenir le salut. « Nous avons besoin de nous sentir portés par un Bon Berger dans les moments difficiles, lorsqu’on traverse des épreuves et des souffrances », a ajouté l’Evêque. « Même si tu te sens abandonné, blessé ou humilié, le Christ te cherche parce que tu Lui appartiens. »

« Chacun a une valeur aux yeux de Dieu », a conclu Mgr Sikuli. « C’est pourquoi Dieu a envoyé son Fils mourir sur la croix par amour pour nous. Peu importe ton état de péché, même si tu n’as plus de force, Jésus te porte sur ses épaules pour te ramener à la bergerie. C’est là tout l’amour du Christ : tu m’appartiens et je t’appartiens. »

Mgr Sikuli a invité l’assemblée à reconnaître nos faiblesses et à se repentir pour être en relation avec Dieu, tout en rendant grâce pour le don de son Fils Jésus-Christ, qui nous a aimés jusqu’à la mort. « Nous devons implorer la miséricorde divine et demander la grâce de nous convertir, car seul Dieu peut nous relever de l’abîme où nous nous trouvons », a-t-il insisté.

Enfin, l’Evêque a exhorté les fidèles à aimer les autres comme le Christ les aime, en pratiquant la règle d’or : « Faites aux autres ce que vous ne voudriez pas qu’on vous fasse. »

Dans ses paroles de conclusion, Mgr Sikuli Paluku Melchisédech a exprimé sa gratitude envers Dieu pour le don du Sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés. Il a reconnu les efforts et les sacrifices des autorités et des fidèles, tant locaux qu’éloignés, qui contribuent à l’épanouissement de ce sanctuaire au service de l’Église et de la société.

« Que par l’intercession de la Sainte Vierge Marie Consolatrice des Affligés, Dieu veille sur le sanctuaire diocésain de MCA », a-t-il conclu avec ferveur.

Cliquez ci-dessous pour suivre l’inégalité de la liturgie de la parole de Dieu :

Pèlerinage au Sanctuaire MCA-Vuhira : Un Moment Spécial de Prière et de Vénération du Sacré-Cœur de Jésus

Ce vendredi 3 octobre 2025, des centaines de pèlerins sont venus des quatre coins du diocèse de Butembo-Beni et d’ailleurs, escaladant la colline de Vuhira pour vivre un moment unique de prière, de méditation et d’adoration. Dès les premières heures de la matinée, les rues et ruelles menant au Sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA) étaient noires de monde. Chacun s’efforçait de participer à ce grand rendez-vous spirituel dédié à la vénération du Sacré-Cœur de Jésus.

Des jeunes, des adultes, des hommes, des femmes et des enfants se sont réunis pour rendre grâce à Dieu, manifestant tous la soif de ne pas manquer ce rassemblement spirituel. L’atmosphère était calme, parfois timide, mais profondément marquée par des moments de révélation et de retour à soi pour une intériorité intense. C’était une journée pas comme les autres, où le silence régnait, illuminé par des messages clairs, appelant à diverses grâces et à des intentions de prière personnelles. Le ciel, ni trop ensoleillé ni trop nuageux, apportait une douce fraîcheur vivifiante.

Le sanctuaire est devenu un lieu de prière où chaque pèlerin est arrivé avec ses intentions personnelles, prêt à les déposer au pied de la croix de Jésus, la croix du salut et de la victoire, à l’écoute attentive de la Sainte Vierge Marie. Tout au long de la matinée, les rues étaient animées, témoignant du flux constant de personnes venues en nombre pour vénérer le Sacré-Cœur. Dans la maison du Seigneur, il y avait de la place pour tout le monde.

Lors du moment de prière, seul Dieu comptait. Il n’y avait aucune distinction d’âge ni de statut social. Hommes, femmes et enfants élevaient leurs voix ensemble, dans une unanimité parfaite, priant avec ferveur, de la terre vers le Ciel, dans la foi. La colline de Vuhira semblait vibrer au rythme des pèlerins, unis dans leur dévotion et leur adoration du Sacré-Cœur de Jésus.

Kakule Kamaliro

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

RTMCA

GRATUIT
VOIR