avril 20, 2026

Les fidèles chrétiens sont appelés à s’inspirer des sept paroles du Christ sur la Croix, non seulement dans les moments difficiles, mais aussi dans leur vie quotidienne. Cette invitation a été lancée par les évangélistes Paul Musarangati et Apolloni, ce vendredi Saint 3 avril 2026, lors d’une prédication en la chapelle Mater Miséricordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, après la procession du Chemin de Croix dans ce haut lieu spirituel de Butembo-Beni.

S’appuyant sur la première parole (« Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font »), les évangélistes ont souligné que le pardon envers ses persécuteurs est une source de bénédictions. Ils ont exhorté les chrétiens à imiter le Christ en pratiquant le pardon dans leurs familles, leurs communautés et la société entière. Par sa mort, Jésus unit Dieu à son peuple, venus sauver l’humanité du péché. Les prédicateurs ont ainsi invité les fidèles à implorer « la grâce d’une mort qui unit, et non d’une mort qui détruit ».

Commentant la deuxième parole (« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis »), les évangélistes ont rappelé que Jésus, même sur la Croix, accomplit sa mission en sauvant le repentir. L’évangéliste Paul Musarangati a mis en garde contre les paroles de défi (comme celles du second larron) et encouragé les chrétiens à « sortir des paroles qui sauvent » jusqu’à leur dernier souffle, en restant spirituellement vigilants.

La troisième parole (« Femme, voici ton fils ») a permis d’aborder la place centrale de la Vierge Marie dans l’Église. Les prédicateurs ont insisté sur son rôle d’intercession et appelé les fidèles à suivre l’exemple du Christ en établissant un « testament spirituel ». Ils ont aussi encouragé la prière du chapelet, avertissant : « Avoir un chapelet sans le prier, c’est le réduire à une amulette ».

À travers la quatrième parole (« Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »), les évangélistes ont enseigné que Jésus, malgré sa souffrance, s’en remet à son Père. Ils ont invité les chrétiens à éviter les lamentations stériles et à chercher refuge en Dieu dans l’épreuve, en demandant « la grâce d’une prière authentique face à l’adversité ».

La cinquième parole (« J’ai soif ») a été interprétée comme une soif d’accomplissement missionnaire et d’amour vrai. Les prédicateurs ont rappelé que le Christ désire ardemment le salut de l’humanité.Développant la sixième parole (« Tout est accompli »), les évangélistes ont appelé à une foi inébranlable. Chacun porte sa croix (famille, épreuves personnelles…), mais doit la confier à Dieu pour la porter à la manière du Christ.

En conclusion, la septième parole (« Père, je remets mon esprit entre tes mains ») a été présentée comme l’ultime acte de confiance de Jésus.

Après l’enseignement, les fidèles ont médité pendant 1h30 sur ces paroles dans les enceintes du sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira), plongeant chacun dans une introspection spirituelle.

Réginald Karem Been Vasambya

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