juillet 15, 2026

Le Révérend Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira), a présidé la messe matinale de ce mardi 14 juillet 2026 dans la chapelle Mater Misericordiae. Dans son homélie, il a exhorté les fidèles à la conversion personnelle et communautaire, dénonçant les péchés sociaux ainsi que les structures de péché qui fragilisent les familles, les communautés et les nations.

Dès le début de son enseignement, le célébrant a rappelé l’amour miséricordieux de Dieu envers l’humanité.

« Dieu nous aime infiniment. C’est à cause de cet amour qu’il continue à nous supporter lorsque nous tombons dans le péché et qu’il nous accorde toujours la possibilité de nous convertir », a déclaré l’abbé Emmanuel Kangitsi.

Le recteur du sanctuaire a expliqué que le péché ne se limite pas aux fautes individuelles. Selon lui, certaines situations impliquent des familles, des groupes ou même des sociétés entières qui choisissent de vivre en contradiction avec la volonté de Dieu.

« Ces péchés engagent plusieurs personnes à la fois. Chacun devient complice d’un même mal parce que tous acceptent ou soutiennent cette manière de vivre. On parle alors de péchés collectifs ou sociaux », a-t-il souligné.

S’appuyant sur l’enseignement de saint Jean-Paul II, le prédicateur a également évoqué les « structures de péché », définies comme des systèmes fondés sur l’injustice, le mensonge, la corruption ou d’autres formes de mal.

« Lorsque le péché devient un mode de vie accepté et imposé aux autres, il ne s’agit plus seulement d’une faute individuelle, mais d’un mal qui atteint toute la société », a-t-il affirmé.

L’abbé Kangitsi a appelé les responsables politiques, économiques, sociaux et religieux à exercer leur mission avec responsabilité afin d’aider les personnes à abandonner le péché et à revenir vers Dieu.

Abordant ensuite l’exemple biblique de Sodome, il a averti les fidèles contre les réalités actuelles qui favorisent l’éloignement de Dieu.

« Lorsque l’on parle de Sodome, il ne faut pas croire qu’il s’agit seulement d’une ville ancienne disparue depuis longtemps. Jusqu’à aujourd’hui, l’esprit de Sodome existe encore. Nous en voyons les manifestations autour de nous », a-t-il déclaré.

Le recteur du sanctuaire a particulièrement interpellé les chrétiens sur la multiplication des rassemblements de guérison, de délivrance et des manifestations extraordinaires observées dans plusieurs communautés chrétiennes.

« À quoi sert l’onction si elle ne conduit pas à l’abandon du péché ? À quoi servent les miracles si les cœurs ne se convertissent pas ? Voilà la question que Dieu nous pose aujourd’hui », a-t-il lancé.

Évoquant la situation de la République démocratique du Congo, marquée depuis plusieurs décennies par l’insécurité et les conflits armés, l’abbé Emmanuel Kangitsi a établi un parallèle avec les épreuves traversées par le peuple d’Israël.

« Depuis plus de trente ans, la République démocratique du Congo connaît les guerres, l’insécurité et les déplacements des populations. Des hommes, des femmes et des enfants sont tués ; beaucoup deviennent des réfugiés dans leur propre pays », a-t-il rappelé.

Citant la parole adressée par Dieu au roi Achaz dans le livre du prophète Isaïe, il a insisté sur la nécessité d’une foi solide.

« Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas », a-t-il rappelé en référence à Isaïe 7,9.

Selon lui, les épreuves ne doivent jamais pousser les croyants à chercher leur salut dans les idoles modernes.

« Lorsque surviennent les difficultés, les épreuves, la guerre ou la pauvreté, beaucoup se découragent et s’éloignent de Dieu. Chacun finit alors par se fabriquer ses propres idoles : l’argent, le pouvoir, les pratiques occultes ou les faux prophètes », a-t-il regretté.

Poursuivant son enseignement, le recteur du sanctuaire a médité sur la figure de la femme de Loth, devenue statue de sel après avoir regardé en arrière malgré l’ordre reçu de Dieu.

« Lorsque Dieu nous appelle à quitter le péché, nous ne devons plus nous attacher à ce que nous avons laissé derrière nous », a-t-il expliqué.

Il a encouragé les fidèles à rester fermes dans leur engagement chrétien, même lorsqu’ils sont incompris ou rejetés à cause de leur foi.

« Une foi solide est ce qui rend le croyant solide. Celui qui demeure ferme dans sa confiance en Dieu ne sera pas ébranlé par les difficultés ni par les épreuves », a-t-il insisté.

En conclusion, l’abbé Emmanuel Kangitsi a invité les fidèles à prendre exemple sur la Vierge Marie, Consolatrice des Affligés, demeurée fidèle au pied de la Croix malgré la souffrance.

Il les a également exhortés à persévérer dans l’espérance et à garder confiance dans les promesses divines.

« Sachons que lorsque Dieu promet de nous sauver, il ne peut ni nous tromper ni nous décevoir. Même lorsque nous ne voyons pas encore les signes visibles de ce salut, nous sommes appelés à persévérer dans l’espérance », a-t-il conclu.

Reginald Karem Been Vasambya

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