septembre 18, 2026

La foi en Jésus-Christ ressuscité doit être une source de joie, d’espérance et de courage face à la maladie, à la souffrance et à la peur de la mort. C’est l’un des principaux messages livrés par l’abbé Simon Pierre Mahamba, vicaire du sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira), lors de la messe des malades célébrée ce vendredi 18 septembre 2026.

Présidée au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, dans le diocèse de Butembo-Beni, cette célébration eucharistique a rassemblé plusieurs chrétiens venus confier leurs souffrances et leurs maladies au Seigneur. Elle a été ponctuée par un temps d’adoration du Saint-Sacrement ainsi que par une prière de délivrance. Les participants ont également imploré la force et la miséricorde de Dieu pour que l’épidémie de la maladie à virus Ebola soit éradiquée dans l’Est de la République démocratique du Congo.

L’abbé Justin Mupenda, prêtre résident au sanctuaire MCA-Vuhira, a concélébré cette messe.

Dans son homélie, l’abbé Simon Pierre Mahamba a rappelé que la joie chrétienne trouve sa source dans la foi en Jésus-Christ ressuscité et dans l’espérance de la vie éternelle. Selon lui, le chrétien ne devrait pas être dominé par la peur de la mort physique, mais plutôt veiller à ne pas s’éloigner de Dieu, car la véritable mort est aussi celle qui touche la vie spirituelle.

S’appuyant sur l’enseignement de saint Paul concernant la résurrection, le prêtre a expliqué que celle-ci ne peut être comprise uniquement à travers la raison humaine. Elle constitue avant tout un mystère accueilli dans la foi. Pour lui, la résurrection du Christ demeure le fondement de la foi chrétienne : parce que Jésus a vaincu la mort, les croyants sont appelés à espérer eux aussi la vie nouvelle.

L’abbé Simon Pierre Mahamba a ainsi encouragé les fidèles à ne pas demeurer enfermés dans la peur, la tristesse ou le désespoir. Il a présenté la puissance de la résurrection comme une force capable de libérer l’être humain du péché, des mauvaises habitudes, de la peur et de différentes situations qui l’empêchent de vivre pleinement.

« Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra », a-t-il rappelé en citant l’Évangile selon saint Jean.

La femme, actrice essentielle de la mission

Une autre partie importante de l’homélie a porté sur la place de la femme dans l’Église, la famille et la société. Commentant le passage évangélique présentant les femmes qui accompagnaient Jésus et les Apôtres, l’abbé Simon Pierre Mahamba a insisté sur leur contribution à la mission du Christ.

Il a souligné que Jésus accueillait des personnes de différentes conditions et qu’il avait permis à des femmes de marcher à ses côtés, certaines ayant elles-mêmes fait l’expérience de la guérison et de la libération. Pour le prêtre, cet exemple évangélique invite les communautés chrétiennes à reconnaître la dignité et la contribution des femmes.

« Il n’y a pas de mission sans la femme. Il n’y a pas de développement sans la femme », a-t-il insisté, appelant les femmes à ne pas sous-estimer leurs capacités et à prendre leurs responsabilités dans la famille, l’Église et la société.

Le vicaire du sanctuaire MCA-Vuhira a également élargi cette réflexion à la mission d’évangélisation. Il a expliqué que l’annonce de l’Évangile ne repose pas uniquement sur ceux qui prêchent. L’accueil, la préparation des repas, l’hébergement, les déplacements, le soutien matériel et d’autres services constituent également une contribution à la mission.

Selon lui, les premiers disciples de Jésus eux-mêmes bénéficiaient du soutien de personnes qui mettaient leurs biens au service de l’annonce de la Bonne Nouvelle. Ainsi, chaque chrétien peut participer à la mission selon ses capacités, ses moyens et les dons qu’il a reçus.

Guéris pour servir

S’adressant particulièrement aux malades présents à la célébration, l’abbé Simon Pierre Mahamba a invité les fidèles à demander à Dieu la guérison, mais également à comprendre cette guérison comme un appel au service.

Il a rappelé que plusieurs personnes guéries par Jésus dans l’Évangile ont ensuite choisi de le suivre et de le servir. De la même manière, celui qui bénéficie de la grâce de Dieu est appelé à manifester sa reconnaissance par une vie de foi et de service.

Le prêtre a ainsi invité les chrétiens à demander au Seigneur de les libérer de « toutes leurs chaînes », notamment celles du manque de foi, de la maladie, du péché et de tout ce qui les éloigne de Dieu.

Au terme de son enseignement, l’abbé Simon Pierre Mahamba a exhorté les fidèles à demeurer fermes dans la foi et à mettre au service des autres les dons et les bénédictions reçus de Dieu. Une invitation qui a pris une dimension particulière au cours de cette messe des malades, célébrée dans un contexte marqué par la maladie à virus Ebola dans l’Est de la RDC.

Reginald Karem Been Vasambya

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