mai 24, 2026

L’unité, l’amour, le service et la vigilance ont constitué les principaux axes de l’homélie prononcée par l’abbé Simon-Pierre Mahamba au cours de la messe matinale de ce mercredi 20 mai 2026 en la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira. Le vicaire de ce haut lieu spirituel de Butembo-Beni a invité les fidèles à méditer les saintes Écritures du jour tirées des Actes des Apôtres (Ac 20, 28-38) et de l’Évangile selon saint Jean (Jn 17, 11b-19), passages dans lesquels saint Paul enseigne la manière de vivre la mission pastorale tandis que Jésus-Christ prie pour ses disciples.

Revenant sur la première lecture, l’abbé Mahamba a rappelé que saint Paul exhorte les agents pastoraux à veiller sur eux-mêmes ainsi que sur le troupeau confié à leur responsabilité. Selon lui, toute personne appelée à conduire une famille ou une communauté doit d’abord se surveiller elle-même avant de prétendre guider les autres.

Il a expliqué que le dirigeant est avant tout un serviteur appelé à conduire les autres par son témoignage de vie. Sa conduite quotidienne doit ainsi devenir un exemple capable d’édifier la communauté.

Poursuivant son homélie, l’abbé a souligné que la mission pastorale ne provient pas d’une simple désignation humaine, mais d’un appel de Dieu. Les responsables pastoraux, a-t-il insisté, sont établis par l’Esprit Saint afin de guider le peuple de Dieu. « Ce n’est pas leur œuvre personnelle, mais celle de l’Esprit Saint », a-t-il rappelé.

L’abbé Mahamba a mis en garde contre toute tentation de s’approprier la mission pastorale. Selon lui, celui qui considère cette responsabilité comme sa propriété personnelle risque de rechercher ses propres intérêts au lieu de servir les autres dans l’humilité.

Commentant toujours la première lecture, le prédicateur a affirmé que l’Église de Dieu doit être marquée par l’amour, la communion et l’unité sous la conduite de la Sainte Trinité. Il a ainsi exhorté les responsables pastoraux à œuvrer pour mettre fin aux divisions et promouvoir l’entente entre les fidèles.

L’abbé s’est également arrêté sur l’image des « loups » évoquée par saint Paul. Selon lui, ces personnes mal intentionnées cherchent à semer la division au sein des familles, des communautés et de l’Église. D’où son appel à une vigilance permanente afin de résister aux ennemis de la foi.

« Là où règne l’unité, il existe une force capable de combattre le mal. Mais le diable cherche toujours à diviser les personnes pour les opposer les unes aux autres », a-t-il prêché.

Il a en outre averti que ces « loups » peuvent aussi surgir à l’intérieur même de la communauté chrétienne à travers des paroles, des actes ou des comportements qui détruisent la paix et l’harmonie entre les fidèles.

Dans cette perspective, l’abbé Mahamba a exhorté les chrétiens à ne jamais devenir eux-mêmes des instruments de division dans leurs familles, dans la société ou au sein de l’Église.Il a rappelé que l’Église rassemble aussi bien des saints que des pécheurs.

« L’Église est sainte par Jésus-Christ qui en est la tête, mais elle demeure composée d’hommes marqués par leurs faiblesses », a-t-il expliqué, invitant les fidèles à demeurer vigilants pour préserver l’unité ecclésiale.

Le prédicateur a également insisté sur la responsabilité des dirigeants de l’Église, appelés à rester attentifs afin d’empêcher toute forme de désordre ou de division dans la communauté chrétienne.

Abordant enfin le dernier enseignement de saint Paul, l’abbé Mahamba a rappelé aux agents pastoraux qu’ils ne doivent pas devenir une charge pour l’Église. Prenant l’exemple de saint Paul, il a souligné l’importance du travail personnel pour subvenir à ses besoins matériels.

« Celui qui veut tout tirer de l’Église risque de détourner les offrandes destinées à Dieu. Chacun doit travailler afin de ne pas devenir un poids pour les autres », a-t-il souligné.

Concluant son homélie par l’Évangile du jour, l’abbé Mahamba a rappelé que Jésus-Christ continue de prier pour ses disciples afin qu’ils demeurent unis malgré les difficultés du monde.Selon lui, le chrétien peut être rejeté à cause de son attachement à la vérité, de ses bonnes paroles et de son bon comportement.

« L’unité demeure l’héritage que Jésus-Christ laisse à son Église. Prions pour tous ceux qui ont reçu la mission de conduire les familles, l’Église et notre pays, afin que règnent l’amour, la paix et la communion », a-t-il conclu.

Reginald Karem Been Vasambya

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