août 5, 2026

Le Révérend Abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire diocésain Marie Consolatrice des Affligés (MCA-Vuhira), a présidé la messe matinale du jeudi 30 juillet 2026 dans la chapelle Mater Misericordiae. Dans son homélie, il a exhorté les fidèles à accueillir la miséricorde de Dieu, à éviter les jugements hâtifs et à s’engager résolument sur le chemin de la conversion.

S’appuyant sur l’Évangile du jour, le célébrant a médité sur les paraboles du Royaume des cieux. Il a notamment rappelé celle du bon grain et de l’ivraie, où le maître du champ demande à ses serviteurs de laisser pousser ensemble les deux plantes jusqu’au temps de la moisson.

« Jésus veut nous faire comprendre que dans ce monde, et même au sein de l’Église, il y a des personnes bonnes et des personnes mauvaises. Tous vivent ensemble sous le regard de Dieu, qui observe chacun selon ses œuvres, bonnes ou mauvaises », a expliqué l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi.

Selon lui, cette parabole révèle la patience de Dieu envers l’humanité. Le Seigneur laisse à chacun le temps de se convertir avant le jugement définitif.

« Le dernier jour sera celui du jugement. Les justes recevront leur récompense et seront conduits au ciel pour partager la joie éternelle auprès de Dieu. Quant à ceux qui auront refusé de se convertir et de se repentir de leurs péchés, ils devront rendre compte de leur vie devant le Seigneur », a-t-il rappelé.

Dieu, le potier qui façonne son peuple

Commentant la première lecture tirée du livre du prophète Jérémie, le recteur du sanctuaire a comparé Dieu à un potier qui travaille l’argile avec patience jusqu’à obtenir l’œuvre qu’il désire.

« Si la forme obtenue ne correspond pas à ce qu’il désire, il ne se décourage pas. Il brise l’ouvrage et recommence depuis le début jusqu’à obtenir la forme qu’il souhaite », a-t-il illustré.

Pour le prédicateur, cette image traduit l’amour inlassable de Dieu pour son peuple. Malgré les infidélités répétées d’Israël, le Seigneur n’a jamais cessé de l’appeler à revenir vers lui.

« Comme le potier qui retravaille sans relâche son argile, le Seigneur continue de façonner son peuple avec patience, dans l’espérance de le conduire à la sainteté et au salut », a-t-il affirmé.

L’abbé Emmanuel a rappelé que les Israélites s’étaient souvent éloignés de Dieu sous l’influence de dirigeants infidèles, sombrant dans l’idolâtrie et diverses pratiques contraires à l’Alliance. Malgré cela, Dieu leur a constamment offert une nouvelle chance.

Un appel à regarder sa propre vie

Poursuivant sa réflexion, le recteur de MCA-Vuhira a invité les fidèles à ne pas se contenter d’une pratique religieuse extérieure.

« Aujourd’hui, ce matin, nous sommes ici rassemblés devant l’autel du Seigneur. En nous voyant dans l’église, on pourrait croire que nous sommes tous des personnes saintes. Mais lorsque nous sortons de ce lieu, chacun retourne à sa réalité quotidienne », a-t-il déclaré.

Le célébrant a souligné que la vie chrétienne est souvent marquée par des moments de fidélité, mais aussi par des chutes et des incohérences.

« Dans notre vie chrétienne également, il y a des moments où nous sommes de bons témoins de la foi. Les autres admirent notre manière de vivre. Mais parfois, nous tombons dans le péché et nous devenons une occasion de scandale pour ceux qui nous regardent », a-t-il regretté.

Face à cette réalité, Dieu continue néanmoins d’offrir sa miséricorde à ceux qui reviennent sincèrement vers lui.

« Si cette nation revient de son mauvais chemin, se convertit, recherche la justice, la vérité et la fidélité envers moi, alors je lui accorderai de nouveau ma miséricorde, ma bonté et mes bénédictions », a rappelé le prédicateur en reprenant le message adressé au prophète Jérémie.

Ne pas condamner les autres

L’homélie a également insisté sur la nécessité de renoncer aux jugements définitifs portés sur les personnes.

« Cette Parole est une grande leçon pour nous qui sommes souvent rapides à juger les autres, à condamner les personnes et à les déclarer incapables de changer. Nous devons apprendre à imiter la miséricorde de Dieu », a souligné l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi.

Pour lui, aucun être humain ne doit être enfermé dans son passé ou dans ses fautes.

« Devant Dieu, une personne peut encore recevoir une grâce qui l’accompagne, une grâce qui peut briser son orgueil, l’aider à chercher Dieu et la conduire à devenir une personne meilleure, humble et attachée à la sainteté », a-t-il ajouté.

Le célébrant a ainsi exhorté les fidèles à remplacer les condamnations par la prière, le pardon et l’espérance de la conversion.

« Le chrétien est appelé non pas à condamner, mais à prier, à pardonner et à espérer toujours la conversion de son frère », a-t-il insisté.

La conversion avant qu’il ne soit trop tard

Évoquant le jugement dernier, l’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi a rappelé la parabole du filet jeté dans la mer et celle du scribe qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien.

« À la fin du monde, Dieu fera la séparation entre ceux qui auront vécu selon sa volonté et ceux qui auront refusé sa grâce », a-t-il expliqué.

Le prédicateur a averti que le temps de la miséricorde ne durera pas éternellement.

« Au jour du jugement dernier, il n’y aura plus de possibilité de revenir en arrière. La période de la miséricorde sera achevée. Les justes entreront dans le Royaume des cieux, tandis que ceux qui auront rejeté Dieu seront éloignés de lui », a-t-il déclaré.

C’est pourquoi l’Église continue sans relâche d’appeler les fidèles à abandonner le mal et à choisir le chemin de l’Évangile.

L’examen de conscience quotidien recommandé

Dans la dernière partie de son homélie, le recteur du sanctuaire a recommandé aux fidèles la pratique quotidienne de l’examen de conscience.

« Lorsque le soir arrive et que nous nous préparons à entrer dans notre lit, nous ne devons pas nous coucher sans réfléchir à notre journée. Nous sommes appelés à prendre un moment de silence devant Dieu », a-t-il conseillé.

Selon lui, chaque chrétien devrait relire sa journée à la lumière de la Parole de Dieu, rendre grâce pour le bien accompli et demander pardon pour ses fautes.

« Si nous constatons que nous avons commis des fautes, reconnaissons-les humblement devant Dieu. Ensuite, prenons la résolution d’aller rencontrer un prêtre pour recevoir le sacrement de réconciliation », a-t-il recommandé.

L’abbé Emmanuel a également encouragé les fidèles à tenir un carnet spirituel afin de suivre leur progression dans la foi et leur cheminement intérieur.

Témoigner des merveilles de Dieu

Le célébrant a enfin invité les chrétiens à témoigner de l’action de Dieu dans leur vie.

« Une personne autrefois prisonnière du péché peut devenir un véritable témoignage vivant de la grâce divine », a-t-il affirmé.

Selon lui, raconter les merveilles accomplies par le Seigneur constitue une véritable annonce de la Bonne Nouvelle.

« Si Dieu nous a relevés alors que nous étions comme de l’argile informe entre ses mains, nous devons rendre témoignage de son œuvre », a-t-il exhorté.

Concluant son homélie, le recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a confié les fidèles à l’intercession de la Vierge Marie afin qu’ils obtiennent la grâce de la conversion, du discernement et de la sainteté.

« Que la Vierge Marie nous aide à grandir chaque jour dans la grâce de Dieu et à demeurer fidèles jusqu’au jour où le Seigneur nous conduira dans la joie éternelle de son Royaume », a-t-il conclu.

Rédaction

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