janvier 24, 2026

L’abbé Simon-Pierre Mahamba, dans son homélie du mercredi 13 août 2025, en la 19ᵉ semaine du temps ordinaire année C, a rappelé que l’œuvre de Dieu ne dépend pas d’une seule personne. Moïse a conduit le peuple jusqu’aux portes de la Terre promise, mais c’est Josué qui l’y a introduit. De même, la correction fraternelle n’est pas un jugement, mais un acte d’amour visant à relever un frère ou une sœur. Parler avec délicatesse, écouter avec humilité et rechercher toujours la réconciliation plutôt que la division, voilà ce qui doit caractériser chaque chrétien. Cette messe matinale a été célébrée dans la chapelle Mater Misericordiae du sanctuaire MCA-Vuhira.

S’appuyant sur la première lecture qui raconte la mort de Moïse et la continuité de la mission que Dieu lui avait confiée, l’abbé a invité les chrétiens à suivre l’exemple des prophètes, en particulier Moïse, qui a servi Dieu avec sagesse. « Ne fermons pas la porte aux autres, mais ouvrons-la largement, afin que l’avenir du peuple de Dieu ne soit pas freiné par nos hésitations », les a-t-il exhortés.

« Moïse a accompli sa mission avec fidélité et excellence au sein du peuple de Dieu. De toutes ses forces, il s’est consacré à libérer les Israélites de l’esclavage en Égypte, puis à les guider à travers le désert jusqu’aux portes de la Terre promise. Pourtant, lui-même n’y est pas entré. Ainsi, frères et sœurs, dans notre vie et nos engagements, Dieu peut nous confier une mission et, même si nous la menons avec zèle jusqu’à l’épuisement, choisir que ce soit un autre qui l’achève. C’est pourquoi nous devons avoir l’humilité et la disponibilité de laisser d’autres poursuivre ou accomplir les projets que nous avons commencés, si telle est sa volonté », a-t-il souligné.

Commentant l’Évangile du jour, l’abbé, vicaire au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, a insisté sur l’importance de la correction fraternelle. « Si ton prochain est dans l’erreur et que tu le sais sans le corriger, toi aussi tu participes à cette erreur », a-t-il souligné.

« L’enseignement que Jésus-Christ nous donne aujourd’hui est clair : il nous invite à nous soutenir mutuellement par la correction fraternelle. Si ton frère commet une faute et que tu choisis de te taire, refusant de le reprocher, tu deviens complice de cette erreur. Corriger son prochain, c’est un geste d’amour. En vérité, un véritable ami est celui qui ose reprocher son frère, et chacun de nous doit reconnaître que ceux qui nous aiment vraiment sont ceux qui nous aident à voir nos défauts. Corriger quelqu’un ne signifie pas salir sa personne ni ternir sa réputation », a-t-il fait savoir.

Pour conclure son homélie, l’abbé a présenté trois étapes essentielles pour pratiquer la correction fraternelle : d’abord, s’approcher du frère ou de la sœur dans l’erreur, seul à seul, et lui expliquer avec douceur ce qui ne va pas ; ensuite, si la personne n’écoute pas, revenir avec une ou deux personnes dignes de confiance ; enfin, si elle persiste, porter la situation devant l’Église.

Réginald Karem Been Vasambya

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