janvier 24, 2026

L’évêque du diocèse de Butembo-Beni, Son Excellence Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, a présidé, mercredi 13 août 2025, la messe de bénédiction de trois veuves ayant choisi de consacrer leur veuvage au Christ. La célébration a eu lieu dans la chapelle du sanctuaire Saint François d’Assise de Kaghuntura, en plein centre-ville de Butembo. Au cours de cette messe, l’évêque était entouré de trois prêtres et d’un diacre, en présence de nombreux consacrés et fidèles laïcs venus soutenir les nouvelles engagées.

Dans son homélie, le pasteur de l’Église particulière de Butembo-Beni a souligné la nécessité, pour tout chrétien, de rencontrer le Christ, Lui qui transforme la vie. Il a illustré son propos par l’exemple des deux disciples dont la vie a été bouleversée lorsqu’ils ont accepté de Le suivre. L’ordinaire du lieu a rappelé que, comme le disait saint Paul VI, « le monde a aujourd’hui davantage besoin de témoins que de prédicateurs ».

« Nous sommes tous invités à rencontrer Jésus au cours de notre vie et à devenir ses disciples. Ce monde est rempli de personnes qui attisent les divisions entre nations, recherchent pouvoir, argent et richesses, au détriment de la vérité, de la paix, de la protection de l’environnement et du bien commun. Or, Dieu nous a créés libres pour vivre selon Sa volonté », a prêché l’évêque.

S’adressant aux veuves consacrées du jour, Monseigneur Sikuli Paluku les a exhortées à se mettre pleinement au service du Christ, conformément à leur engagement. « Après avoir rencontré Jésus, nous sommes appelés à Le témoigner par des actes d’amour et de fraternité », a-t-il affirmé.

Interrogée par la presse diocésaine, Mme Sahani Marie Françoise, présidente de la Fraternité Notre-Dame de la Résurrection, a présenté l’origine et la mission de l’association des veuves consacrées, active dans plusieurs pays. Fondée en France en 1943, elle est implantée à Butembo depuis 2007 et compte actuellement 21 membres consacrées, d’autres étant encore en formation.

Mme Marie Françoise a précisé que l’adhésion à la fraternité est soumise à certaines conditions : « Il faut avoir contracté un mariage religieux et savoir lire et écrire, même en kiswahili, car nous travaillons sur des thèmes à méditer et à écrire. Si toutes les veuves vivaient réellement ces engagements, il y aurait moins de problèmes dans nos familles ».

La formation en vue d’une consécration définitive dure au moins sept ans. « C’est un chemin exigeant, mais il conduit à une profonde joie dans le service du Seigneur », a conclu Mme Marie Françoise.

Justin Makayabo

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