
La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. L’abbé Emmanuel Kambale Kangitsi, recteur du sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA), a rappelé cette parole biblique lors de son 31ᵉ anniversaire de sacerdoce, célébré le lundi 8 septembre 2025.
Pour lui, cette citation est une invitation adressée à la hiérarchie ecclésiastique de Butembo-Beni, au clergé diocésain et aux différentes familles consacrées à prier sans cesse pour le sanctuaire MCA. Celui-ci, désormais mature, porte déjà des fruits dans tous les domaines de la pastorale du diocèse. L’objectif ? Que, par ces prières, le Seigneur envoie toujours plus d’ouvriers à sa moisson.
L’abbé Emmanuel a souligné l’importance d’une équipe sacerdotale étoffée, à l’image des sanctuaires diocésains ou internationaux. Il a partagé son parcours : après son philosophiat à Regina Pacis, Mgr l’Évêque l’a envoyé en France en 2003 pour étudier à l’Institut Notre-Dame de Vie à Venasque (près de Marseille).
« J’y ai passé deux années riches en expériences pastorales, spirituelles et intellectuelles. Tout en poursuivant une maîtrise en théologie spirituelle, j’ai parcouru la France entière, visitant des sanctuaires comme Lourdes, Notre-Dame de l’Eau ou Ars, chez le curé Jean-Marie Vianney. J’observais attentivement leur organisation, espérant enrichir notre pastorale à Butembo-Beni », a-t-il expliqué.
Son ambition ? Que le sanctuaire MCA de Vuhira atteigne un rayonnement comparable à celui de Lourdes, où la Vierge Marie accueille des malades du monde entier. « Les ex-voto témoignent des miracles qui s’y multiplient encore aujourd’hui », a-t-il ajouté, ému.
Le recteur a révélé les liens entre MCA Vuhira et le sanctuaire de Lourdes : « Ce centre d’intercession pour les malades ne peut exister sans un rattachement spirituel à Lourdes. Chaque 11 février, lors de la Journée mondiale des malades, des amis en France y célèbrent avec nous, unissant nos grâces à celles répandues sur le monde. » Les fidèles l’ont intégré : prier à Vuhira, c’est aussi prier à Lourdes.
Face à l’ampleur de la mission, l’abbé a salué la disponibilité des évangélistes et serviteurs de Dieu qui accompagnent spirituellement les malades et affligés. Leurs actions touchent des milliers de fidèles, bien au-delà du diocèse de Butembo-Beni, a-t-il conclu.
Kakule Kamaliro