« Quiconque perd sa foi, perd son identité chrétienne. » C’est ce qu’a déclaré le Révérend Abbé Simon Pierre Mahamba, ce mercredi 24 septembre 2025, en commentant la première lecture du mercredi du 25e dimanche du temps ordinaire, année C. Dans la chapelle Mater Miséricordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, où il a présidé la messe matinale, l’abbé vicaire de ce lieu spirituel de Butembo-Beni a invité les centaines de fidèles présents à rester fidèles à Dieu, ce Dieu qui nous offre toujours une chance de réconciliation.
Le ministre de Dieu a indiqué que le péché de l’enfant inquiète les parents, rappelant l’inquiétude du serviteur de Dieu Esdras après le retour des Israélites de l’exil à Babylone. « Mais au lieu de se purifier et de suivre les commandements de Dieu, une partie du peuple a pris des épouses païennes, rompant ainsi l’alliance avec Dieu. Esdras, prêtre et scribe, se lamente et prie pour la réconciliation du peuple avec Dieu, » a déclaré l’abbé Mahamba.
Il a ajouté : « En voyant actuellement plusieurs chrétiens perdre leur foi à cause de diverses épreuves, vous aussi, en tant que parents, sommes inquiets. Lorsque l’enfant quitte la maison et adhère à une autre confession, vous, parents, vous pleurez, car vous avez déjà perdu cet enfant. Esdras dit qu’il a honte. Je ne sais pas si, nous aussi, nous ressentons la honte face au péché. Le Pape Jean-Paul II disait : ‘Le grand péché du XXIe siècle est la perte du sens du péché.’ Aujourd’hui, certaines personnes n’ont plus conscience du péché. Il semble qu’il soit devenu un mal présent, accepté.’«
Toutefois, l’abbé a souligné que la lecture d’Esdras interpelle aujourd’hui les parents qui permettent à leurs enfants de suivre d’autres confessions à cause du mariage, de la dot ou de toute autre raison. « Il est regrettable de voir un parent sans honte, ni peur, dire que sa fille n’a pas d’Église, » a-t-il déploré, soulignant que si l’enfant n’a pas d’identité chrétienne, cela signifie qu’elle n’est plus véritablement humaine.
Il a appelé les parents à veiller sur leurs enfants, non seulement physiquement, mais aussi spirituellement, et ce, jusqu’au bout. « Tout comme le prêtre Esdras a honte, nous aussi, en tant que parents, devons éprouver de la honte lorsque nos enfants choisissent une foi autre que la nôtre et demander la miséricorde pour eux. »
L’abbé a indiqué que le péché, qu’il soit personnel ou collectif, produit des conséquences énormes pour toute la société. Il a cité, entre autres, les maladies, les massacres, et les souffrances au sein de la communauté. « Suite à un comportement païen, le monde risque de demeurer toujours sous les souffrances, » a-t-il déclaré, précisant que nous avons encore une chance, car Dieu est miséricordieux, si nous nous reconnaissons pécheurs et Lui demandons pardon.
Commentant l’Évangile du jour, qui raconte l’épisode où Jésus-Christ envoie ses disciples en mission pour prêcher la Bonne Nouvelle, guérir les malades et libérer les opprimés, l’abbé Mahamba a appelé les chrétiens à annoncer la Bonne Nouvelle, non seulement par des paroles, mais aussi par des actes, en combattant le mal.
« Prions Dieu aujourd’hui afin de rester fermes dans notre foi, de nous reconnaître comme Ses enfants et de vivre notre foi catholique avec joie, » a conclu l’abbé Simon Pierre Mahamba, vicaire au sanctuaire MCA-Vuhira, diocèse de Butembo-Beni.
Réginald Karem Been Vasambya