« Il ne peut y avoir d’exercice du pouvoir qui porte des fruits réellement bénéfiques pour l’ensemble de la communauté, si dans nos cœurs, et surtout dans ceux des dirigeants, ne règnent pas le souci de la paix, de la justice et de la dignité de chaque être humain.» Tels sont les propos du cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque de Kinshasa, ce dimanche 21 septembre 2025. Il les a tenus dans son homélie, à l’occasion de la clôture de la Semaine Justice et Paix, marquant la première Journée nationale de la Justice et de la Paix en République Démocratique du Congo.
Depuis la cathédrale Notre-Dame du Congo à Kinshasa, le cardinal Ambongo a souligné que la justice et la paix ne peuvent régner durablement dans la société que si elles commencent d’abord à régner dans les cœurs, à travers la conversion personnelle, l’amour du prochain et la passion pour la vérité et pour la justice.
« La paix ne viendra pas seulement du dépôt des armes, mais aussi de la justice rendue, de la gouvernance réformée et de la fraternité vécue, comme le dit le pape François », a rappelé Son Éminence Fridolin Ambongo, soulignant qu’il ne peut y avoir de paix sans une véritable justice.
En conclusion de son homélie, Monseigneur l’archevêque de Kinshasa a souligné que l’un des grands défis de la République Démocratique du Congo reste le manque de confiance, dû à des calculs personnels trop égoïstes. Le cardinal congolais a ainsi appelé à une adhésion populaire aux accords signés, précisant que la paix ne se construit pas seulement par le haut, mais surtout par l’engagement de tous.
C’est dans cette dynamique, a affirmé l’archevêque Ambongo, que le pacte social proposé par les évêques de la CENCO et les responsables de l’Église protestante constitue une voie pour refonder la RDC sur des bases solides, notamment : un partage équitable des richesses, le respect des droits humains, le vivre-ensemble harmonieux entre communautés et ethnies, ainsi que la transparence dans la gestion publique.
« Dire oui à ce projet de pacte social, c’est dire non à l’injustice, à la division et à l’impunité. Dire oui à ce projet, c’est s’engager pour une paix qui ne soit pas une simple trêve, mais une véritable réconciliation durable », a renchéri le cardinal Fridolin Ambongo.
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