janvier 20, 2026

« La perfection de l’homme consiste à se tenir en vérité devant Dieu, dans une foi qui l’ouvre à l’amour divin. Abraham en est un bel exemple. Jésus-Christ nous appelle à vivre cette vérité, même si elle dérange, car seule la vérité rend libre. Le mensonge, lui, enchaîne. Le Christ dit : ‘Ne craignez pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais craignez Celui qui connaît tout de vous et vous aime.’Même persécutés pour la vérité, Dieu nous voit et nous récompensera. » Tel est l’essentiel de l’homélie prononcée par l’abbé Simon-Pierre Mahamba ce vendredi 17 octobre 2025, lors de la messe des malades en la chapelle Mater Miséricordiae du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira. L’abbé a invité les fidèles à suivre l’exemple de saint Ignace d’Antioche, qui, malgré les persécutions, n’a pas renié sa foi, préférant mourir que trahir l’Évangile.

Ce vendredi de la 28e semaine du temps ordinaire (année C), la journée a commencé par la récitation du Saint Rosaire, de 6h00 à 8h00. Diffusée en direct sur www.mcavuhira.com, la messe a suivi vers 8h10, après les chants à la Vierge Marie et l’invitatoire. Elle a été concélébrée par l’abbé Blaise Ndungo Kikwaya, vice-recteur du sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, en présence de centaines de fidèles catholiques et non catholiques venus des quatre coins du diocèse de Butembo-Beni.

Dans son homélie, l’abbé Simon Pierre Mahamba a insisté sur la foi ferme, la vérité, l’humilité et l’hypocrisie. En s’appuyant sur l’exemple d’Abraham, il a rappelé que nous sommes sauvés par la grâce, et non par nos propres mérites. Il a exhorté les chrétiens à éviter l’orgueil spirituel et à manifester leur foi à travers des actions bonnes et sincères.

« Abraham n’a pas été justifié par ses œuvres, mais par sa foi. Saint Paul dit que si Abraham avait obtenu la justice par ses œuvres, il aurait eu de quoi se glorifier. Or, quiconque se glorifie de ses actes ou de sa sagesse court le risque d’oublier qu’il est d’abord bénéficiaire de la grâce de Dieu. Le salut n’est pas un salaire pour nos efforts, ni un dû à réclamer, mais un don gratuit. Pourtant, cette grâce reçue par la foi doit porter du fruit. Une foi véritable se traduit toujours par des œuvres bonnes, des actes d’amour. Nous devons donc fuir le péché et vivre selon l’Évangile », a-t-il prêché.

Poursuivant son homélie, l’abbé vicaire au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira s’est penché sur les thèmes de l’humilité, de la vérité et de l’hypocrisie. Il a affirmé que seule la vérité rend libre, et a exhorté les chrétiens à ne pas avoir peur de la dire. Il a également averti que le manque d’humilité peut conduire à l’orgueil et à l’hypocrisie, à l’image des scribes et des docteurs de la loi, vivement critiqués par Jésus dans l’évangile du jour.

« Jésus-Christ n’a jamais hésité à dénoncer l’hypocrisie des pharisiens, sans crainte, même s’ils étaient des personnalités influentes et respectées. Il ne leur reprochait pas leur savoir, mais leur attitude intérieure : se croire supérieurs, mépriser les autres, et se présenter comme seuls détenteurs de la vérité. Celui qui pense tout savoir ne cherche plus à apprendre, et finit par enseigner sans se remettre en question. Le danger pour ceux qui guident les autres, ou se croient meilleurs, c’est de tomber dans une hypocrisie silencieuse : se montrer pieux à l’extérieur tout en cachant le péché à l’intérieur. Or, Dieu voit tout. Rien ne Lui échappe. Cette hypocrisie, Lui seul la jugera », a-t-il enseigné.

Et d’ajouter :

« Jésus-Christ nous appelle à vivre dans la vérité, à marcher dans la lumière plutôt que dans les ténèbres. Dire la vérité, comme Lui l’a fait sans crainte, fait aussi partie de notre témoignage chrétien. Il est vrai qu’on entend souvent dire : « Toute vérité n’est pas bonne à dire », mais il existe des moments où le silence devient une complicité avec le mal. Même si la vérité peut nous attirer des ennemis ou des hostilités, elle doit être dite avec simplicité et courage. Cela dit, dire la vérité ne signifie pas calomnier ou accuser injustement. Certains inventent des mensonges pour gagner des faveurs, tandis que d’autres taisent la vérité pour protéger des proches ou conserver un avantage personnel. Ils pensent : « Si je parle, je vais perdre quelque chose. » Pourtant, Jésus nous enseigne que seule la vérité libère. Elle peut déranger, mais elle sauve. »

Revenant sur les vertus de saint Ignace d’Antioche, dont l’Église célèbre la mémoire ce vendredi, l’abbé Simon Pierre Mahamba a invité les chrétiens à suivre l’exemple de ce saint, surnommé « Théophore », c’est-à-dire « celui qui porte Dieu en lui ». Malgré les persécutions, saint Ignace d’Antioche est resté ferme dans sa foi. Il est d’ailleurs le premier à avoir utilisé le mot « catholique », a rappelé l’abbé Mahamba, vicaire au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira, haut lieu spirituel du diocèse de Butembo-Beni.

« Saint Ignace d’Antioche, prie pour nous. Pour nous qui sommes persécutés dans nos familles parce que nous avons osé reprocher quelqu’un. Pour nous qui vivons entourés d’hypocrites, qui paraissent être de bons amis, alors qu’ils sont, en réalité, nos ennemis. Et pour nous-mêmes, lorsque nous tombons dans l’hypocrisie : que Dieu nous en libère. Oui, ils peuvent nous persécuter, mais ils ne peuvent persécuter la vérité. Que Dieu nous vienne en aide. En Lui offrant nos maladies, nos persécutions physiques et spirituelles, prions pour que tout ce qui nous enchaîne et nous maintient dans les ténèbres soit dévoilé, afin que les esprits démoniaques qui nous tourmentent soient chassés à jamais, au nom de Jésus-Christ », a-t-il imploré.

Notons que la messe s’est clôturée par l’adoration du Saint-Sacrement et une prière de délivrance, une étape marquante de chaque messe des malades, célébrée chaque vendredi au sanctuaire diocésain MCA-Vuhira. Elle a été présidée par l’abbé Simon Pierre Mahamba, accompagné de l’abbé Blaise Ndungo Kikwaya et d’autres intercesseurs.

Réginald Karem Been Vasambya

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