janvier 18, 2026

Au lendemain de l’ouverture officielle de la grande campagne d’évangélisation au sanctuaire Marie Consolatrice des Affligés (MCA) à Vuhira, plusieurs milliers de fidèles catholiques, ainsi que des membres d’autres confessions religieuses, ont convergé vers la colline de Vuhira dans la matinée du jeudi 31 juillet 2025, pour participer à la deuxième journée de cette grande rencontre spirituelle.

La journée a été ouverte solennellement par l’abbé recteur Emmanuel Kangitsi. Dans sa prière d’introduction, il a imploré la bénédiction divine et a exhorté les participants à tirer pleinement profit des enseignements proposés au cours de la campagne.

Le thème abordé ce deuxième jour portait sur « La guérison de l’arbre généalogique ». Cet enseignement a été développé par l’évangéliste John Paul, qui a centré son intervention sur les causes profondes et les enjeux de cette guérison spirituelle.

Selon lui, nous naissons tous avec le péché originel, et il est essentiel de se confesser pour rompre avec le mal. Il a rappelé que certains héritent de malédictions à cause de pratiques ou de rites ancestraux. Nous pouvons être affectés non seulement par des biens matériels ou des traits biologiques transmis, mais aussi par des influences spirituelles provenant de nos ancêtres.

Il a expliqué que nos ancêtres vivaient accompagnés à la fois par les anges de Dieu et par des esprits mauvais. À leur mort, les anges retournent au ciel, tandis que les esprits maléfiques cherchent à s’incarner dans les vivants, notamment au sein de la même famille. Ces esprits sont à l’origine des péchés et cherchent à éviter l’enfer en se réincarnant dans d’autres vies humaines. Les rites ancestraux peuvent alors devenir des portes d’entrée à ces influences négatives.

L’évangéliste a ensuite évoqué six types d’arbres familiaux qui influencent notre quotidien. Le premier arbre pourri, selon lui les familles marquées par des maladies chroniques et inexpliquées, causant misère et stagnation. L’arbre de l’amertume : individus semant divisions, discorde, médisance et conflits partout où ils passent. L’arbre de l’épine : ceux qui causent volontairement du tort aux autres. L’arbre soupçonné : lorsqu’on est suspecté de sorcellerie ou de pratiques occultes, c’est peut-être le signe d’un mauvais esprit familial. L’arbre de malheur : illustré par l’usage d’amulettes, source de blocages et de malchance. L’arbre de sycomores : rare, ce type représente ceux qui progressent spirituellement et matériellement, qui répandent la paix, bénissent les autres et vivent dans la lumière.

Pour l’évangéliste, la guérison de l’arbre généalogique dépend de la volonté personnelle. Il est crucial de reconnaître à quel arbre familial on appartient afin de s’en libérer. Il a proposé cinq clés pour rompre avec les influences négatives. Il s’agit du pardon sincère, de la pénitence, personnelle et familiale, de l’accueil de la miséricorde divine, du rejet des liens maléfiques de l’arbre généalogique et de la prise de décision ferme pour un changement spirituel radical.

L’enseignement s’est terminé sur un appel fort à la conversion, à la vigilance spirituelle et à la prière pour la libération des chaînes invisibles qui entravent l’épanouissement des familles.

Kakule Kamaliro

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