La surtaxation des opérateurs économiques de Butembo préoccupe également certains habitants de la ville. Madame Harlete Maghulu, l’une des femmes leaders de Butembo, a exprimé son soutien aux commerçants qui observent un mouvement de grève pour réclamer l’allègement des taxes.
S’exprimant devant la presse ce lundi 2 novembre 2026, elle a estimé que les entités confrontées à l’insécurité devraient bénéficier de mesures d’allègement fiscal, voire d’une exonération. Elle dit ainsi comprendre la position des commerçants, malgré le contexte sécuritaire difficile qui prévaut dans plusieurs parties de la province du Nord-Kivu.
« Nous, citoyens de Butembo, au Nord-Kivu, sommes préoccupés par les plaintes récurrentes des opérateurs économiques de la province concernant les tracasseries dont ils seraient victimes, notamment lors de certaines opérations de saisie de marchandises. Ces derniers pointent particulièrement du doigt la Direction générale des douanes et accises (DGDA) à Butembo. Nous dénonçons les saisies qui, selon les victimes, seraient effectuées sans présentation préalable des procès-verbaux légaux aux personnes concernées, alors que plusieurs opérateurs disposent de conventions douanières et affirment respecter leurs obligations », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, cette femme leader a appelé les agents de la DGDA ainsi que les autres services étatiques intervenant dans la mobilisation des recettes publiques à réfléchir aux mécanismes susceptibles de soulager les commerçants du Grand Nord, confrontés à de nombreuses difficultés dans l’exercice de leurs activités.
« Pourquoi les propriétaires des marchandises ne sont-ils pas systématiquement informés des motifs de ces opérations et ne reçoivent-ils pas les documents officiels et justificatifs nécessaires ? Le Nord-Kivu traverse une période particulièrement difficile en raison de la guerre et ne devrait pas continuer à subir des pratiques administratives susceptibles d’aggraver les difficultés des commerçants et de la population. Nous exigeons simplement une administration respectueuse de la loi, transparente et équitable dans l’accomplissement de ses missions. Nous réclamons le strict respect des textes légaux », a-t-elle exhorté.
Il convient de souligner que la poursuite de cette grève constitue également un manque à gagner pour les commerçants eux-mêmes, particulièrement en cette période où plusieurs familles se préparent à différentes cérémonies nécessitant l’achat de vêtements et d’autres biens. Une situation que regrette également Madame Harlete Maghulu.
Muhasa Ghislain