Les fidèles musulmans ont célébré l’Aïd al-Adha, communément appelée fête du mouton, ce mercredi 27 mai 2026. À cette occasion, une grande prière a été organisée à l’esplanade de la mosquée de Kalemire, en ville de Butembo
Au sortir du culte, le cheikh imam Muhindo Arafati Angayo Luhavo, représentant de la communauté islamique dans la région de Butembo-Lubero, s’est exprimé devant la presse locale pour donner le sens de cette grande fête musulmane. Selon lui, l’Aïd al-Adha symbolise l’obéissance et le sacrifice à Dieu. Il a indiqué que les fidèles musulmans sont appelés, durant cette célébration, à immoler certains animaux autorisés, notamment le mouton, la chèvre, le bovin ainsi que le chameau.

« Premièrement, il nous est recommandé d’égorger quatre types d’animaux. Il s’agit du chameau ou du dromadaire âgé d’au moins cinq ans, du bovin âgé d’au moins deux ans, de la chèvre âgée d’au moins une année, ainsi que du mouton âgé d’au moins six mois. Le jour d’aujourd’hui est un jour de partage. L’animal sacrifié ne doit pas être consommé seul. C’est une occasion de partager avec le voisin et avec les personnes dans le besoin. Ce que j’ai toujours recommandé en un jour pareil, c’est de prier pour notre pays, pour le rétablissement de la paix, surtout dans l’Est de la République démocratique du Congo », a-t-il déclaré.
Notre interlocuteur a également rappelé que cette journée est avant tout consacrée au partage, à la solidarité et à l’assistance envers les personnes vulnérables.
Par ailleurs, le cheikh imam Muhindo Arafati Angayo Luhavo a exhorté les croyants musulmans au respect des mesures barrières afin de prévenir la propagation de la maladie à virus Ebola.
« La majorité des musulmans sont venus en toute sécurité et dans un esprit de protection. Comme vous avez pu le constater à Tachemin, dès l’entrée, il y avait des dispositifs de lave-mains ainsi qu’un système de prise de température afin de s’assurer qu’aucune personne malade ne participe à la rencontre. Aux musulmans de la région, je recommande de continuer à observer strictement les mesures barrières afin de freiner la propagation du virus Ebola. Cette vigilance ne concerne pas seulement Butembo, mais l’ensemble de la République. Nous faisons encore partie des pays qui maintiennent certaines mesures de prévention liées au COVID, toujours en vigueur dans nos espaces de culte et au niveau national », a-t-il noté.
Le représentant de la communauté islamique a enfin lancé un appel à toute la population de l’Est de la RDC à prier pour le retour de la paix dans cette partie du pays, longtemps secouée par l’insécurité.
Sylvie Kaswera