Le centre psychiatrique CAP Salama a enregistré, au cours de l’année 2025, plus de 935 cas de personnes souffrant de troubles mentaux. Cette statistique est en nette hausse par rapport aux années précédentes. Parmi les patients pris en charge, les jeunes sont les plus touchés, une situation qui suscite l’inquiétude de Monsieur Tamos, psychologue au sein de ce centre psychiatrique.
S’est confiant à RTMCA.NET, ce samedi 27 décembre 2025, Monsieur Tamos a indiqué que la jeunesse est particulièrement affectée par cette problématique. Selon lui, ces cas proviennent de différentes régions de l’Est de la République démocratique du Congo, où le contexte sécuritaire actuel constitue l’une des principales causes.
Il explique que certaines personnes ont été contraintes d’abandonner leurs champs, leurs emplois et leurs activités quotidiennes, tandis que d’autres sont confrontées à des déceptions amoureuses. Pour tenter de se soulager du stress, certains jeunes se tournent vers la consommation de drogues, ce qui finit par aggraver leur état mental.
« Par rapport à l’insécurité, nous constatons des personnes qui ont tout laissé : leurs postes, leurs emplois, leurs champs et leurs récoltes. On observe également des personnes du troisième âge dépendantes, qui souffrent avec leurs enfants. Toutes ces situations perturbent profondément la vie des personnes affectées. Face à ces souffrances imposées, certains se réfugient dans l’usage de drogues sous prétexte d’atténuer les soucis et les difficultés, alors que cela ne fait qu’aggraver la situation. L’usage des drogues et du tabac touche particulièrement la jeunesse, sans distinction de sexe. À cela s’ajoutent les problèmes de sécurité qui favorisent le vagabondage et l’augmentation des grossesses non désirées », a-t-il déclaré.
Pour conclure, Monsieur Tamos a conseillé aux jeunes de s’abstenir de la consommation de stupéfiants et a encouragé la population à consulter rapidement des spécialistes dès l’apparition des premiers signes de troubles mentaux, afin de prévenir l’aggravation de la maladie et d’assurer une prise en charge précoce.
Tatiana Vingi