avril 20, 2026
Crédit photographique : Dalmond Ndungo reporter de média en ligne congoprofond.net

Un ultimatum de 48 heures a été accordé aux propriétaires de kiosques installés le long des artères du centre commercial de Butembo. Ce délai a été fixé à l’issue d’une descente effectuée ce mercredi 8 avril 2026 par une commission mixte, dépêchée pour faire appliquer la décision de l’autorité urbaine en matière d’assainissement.

Cette délégation a sillonné plusieurs artères de la ville afin de matérialiser l’injonction du maire relative à l’évacuation des kiosques érigés sur la voie publique. La commission rappelle que les occupants, préalablement sensibilisés, disposent d’un délai de 48 heures pour procéder volontairement au démontage de leurs installations et à la libération effective de l’espace public.

D’après les membres de la commission, toute réticence ou non-conformité entraînera l’intervention des services compétents en vue d’une démolition forcée, ainsi que l’application des amendes prévues par la loi relative à l’assainissement.

Le maire de Butembo, le Commissaire Supérieur Principal Mowa Baeki Telly Roger, a réaffirmé sa ferme volonté de voir cette mesure scrupuleusement respectée. Il insiste sur le fait que la loi en matière d’assainissement doit s’appliquer sans complaisance.

Photographie réalisée par Dalmond Ndungo reporter de média en ligne congoprofond.net

« Nous venons de sensibiliser tous les concernés. Nous leur avons demandé d’enlever calmement leurs kiosques et leurs marchandises sans incident. Ainsi, nous avons convenu avec eux qu’ils ont l’obligation de libérer les lieux dans un délai de 48 heures », a-t-il déclaré.

De son côté, le président de la société civile, coordination urbaine de Butembo, le Révérend Mathe Saanane, salue cette opération qu’il qualifie d’étape déterminante dans la modernisation et le renforcement de l’assainissement urbain.

« Nous avons constaté que certains étaient déjà informés qu’ils occupaient la voie publique, tandis que d’autres ne l’étaient pas encore. D’une manière générale, nous estimons qu’ils sont prêts à accompagner l’autorité dans cette opération. Toutefois, il serait important que ceux qui vont libérer la voie publique soient accompagnés par les services spécialisés afin de se réinstaller ailleurs », a-t-il déclaré.

Sur le terrain, la commission a notamment relevé plusieurs installations jugées anarchiques, en particulier sur les avenues Écoles et Semuliki. Les occupants ont été formellement appelés à libérer l’espace public dans le délai imparti.

Sylvie Kaswera

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