janvier 18, 2026

L’Évêque du diocèse de Butembo-Beni a réitéré le message des Évêques membres de la CENCO, appelant à une solution pacifique en lieu et place de la guerre qui sévit dans la partie orientale de la République démocratique du Congo. Son Excellence Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a souligné que la diversité ethnique en RDC devrait être une source de réjouissance et non de division.

Pour lui, cette diversité constitue une richesse qu’il convient de consolider. « Ce n’est pas avec les armes que l’on accédera à la paix », a-t-il martelé, appelant les détenteurs d’armes à se mettre ensemble afin de rechercher une solution pacifique.

« Nous sommes tous frères, malgré cette guerre qui semble nous éloigner les uns des autres », a-t-il déclaré.

Poursuivant son message, le prélat catholique a insisté sur la nécessité du dialogue entre toutes les parties.

« Il faudrait que tous ceux qui prennent les armes, tous ceux contre qui on prend les armes, et tous ceux qui aiment la paix puissent se rencontrer, se parler et chercher ensemble ce qui peut contribuer à la paix. Ce n’est pas possible avec les armes de prétendre qu’à la fin il y aura un vainqueur et un vaincu. Ce n’est pas ce que nous cherchons. Nous cherchons l’harmonie, la sécurité et la paix entre tous. Nous sommes tous frères. Même en famille, le fait d’être les mêmes ne signifie pas faire exactement les mêmes choses. Il en est de même entre les groupes. Il y aura toujours des différences, et Dieu l’a voulu ainsi afin que, dans ces diversités, nous puissions nous enrichir mutuellement. Chaque tribu a ses valeurs ; ce sont ces valeurs que nous devons mettre ensemble pour grandir ensemble», a noté l’Evêque de Butembo-Beni.

Abordant la situation des déplacés de guerre vivant à l’Est du pays, Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech a lancé un message d’espérance. Il a rappelé que le Seigneur est capable de toucher les cœurs de chacun afin qu’ils deviennent des artisans de paix. À cette occasion, il a interpellé la conscience du gouvernement congolais face au silence observé devant la situation dramatique de milliers de déplacés de guerre dans l’Est de la RDC.

Avant la signature des accords en cours, a-t-il estimé, les autorités congolaises devraient d’abord se poser la question de leur impact réel sur les populations meurtries, les déplacés de guerre et les enfants devenus orphelins à cause du conflit. Il a néanmoins rassuré les fidèles chrétiens de sa conviction que la paix finira par revenir, malgré la longueur du temps de guerre et les violences persistantes dans cette partie du pays.

« Être chrétien, c’est d’abord demeurer dans l’espérance. La paix, la sécurité et le développement que nous souhaitons viendront un jour, car nous ne sommes pas les maîtres de l’histoire. Nous croyons que Dieu continue à veiller sur nous. Sans Lui, avec tout ce que nous avons vécu et continuons à vivre, nous ne serions peut-être pas là aujourd’hui. Tous ces déplacements, ces tueries et ces massacres doivent nous amener à nous demander ce que signifient réellement les accords signés pour les populations qui vivent dans l’insécurité. Cela veut dire que nous-mêmes, Congolais, et tous les autres, devons chacun contribuer à la construction d’une paix véritable », a conclu Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech.

Il sied de préciser que l’Évêque du diocèse de Butembo-Beni s’est ainsi exprimé le dimanche 07 décembre dernier, à l’issue de la première messe qu’il a présidée à la paroisse Échelle du Paradis de Vutetse Base, en ville de Butembo.

Justin Makayabo

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