Le voyage du Pape Léon XIV en Turquie et en Liban s’inscrit dans une dynamique d’unité religieuse et de dialogue interreligieux. C’est l’analyse livrée par Monsieur Kasereka Kasivirehi Richard, chef de travaux et chercheur en relations internationales en faculté des sciences sociales, politiques et administratives de l’UCG. Contacté par RTMCA.NET ce vendredi 28 novembre 2025, deuxième jour du premier voyage apostolique du Pape en Turquie et au Liban, l’expert a souligné que cette visite dépasse le cadre commémoratif du 17e concile de Nicée.
Selon lui, le Pape souhaite raviver l’idéal de l’unité chrétienne et promouvoir la fraternité entre les religions pour en faire un levier de paix mondiale. « Dans l’unité, chrétiens, musulmans et autres confessions peuvent contribuer à pacifier un monde meurtri par des conflits multiformes depuis des décennies », a-t-il expliqué. Au Liban, ajoute-t-il, le souverain pontife adressera un message fort de paix, dans un pays encore sous le choc des frappes israéliennes.
Interrogé sur l’impact des visites pontificales sur les relations diplomatiques entre le Vatican et les pays à majorité non chrétienne, le Chef de Travaux Kasereka Kasivirehi a expliqué que le Pape est souvent perçu comme un médiateur, un homme de paix, voire un lanceur d’alerte sur les grandes crises internationales.
Il convient de rappeler que la journée de ce vendredi en Turquie a été marquée par la commémoration des 1700 ans du premier concile œcuménique de l’histoire de l’Église. Depuis le Concile Vatican II, les relations entre l’Église de Rome et celle de Constantinople se sont renforcées, portées par la figure fraternelle des apôtres Pierre et André, symboles de leur communion spirituelle.
Reginald Karem Bin Vasambya