janvier 24, 2026

À Kasindi, au poste frontalier entre la RDC et l’Ouganda, plus de 561 orphelins de guerre vivent aujourd’hui dans des conditions de grande précarité au sein de la maison d’hébergement d’enfants TUKINGE YATIMA. Ces enfants, victimes indirectes des conflits armés qui secouent l’est de la République démocratique du Congo, font face à de nombreux défis liés à leur survie et à leur avenir.

Au-delà de la prise en charge alimentaire, la scolarisation des enfants en âge scolaire et l’accès aux soins de santé constituent des défis majeurs pour cet établissement caritatif. Le manque d’infrastructures adaptées complique davantage la mission de protection et d’encadrement de ces enfants vulnérables.

Selon Madame Désanges Maliro, responsable de l’orphelinat TUKINGE YATIMA, il est urgent que l’État congolais s’implique davantage. Elle plaide notamment pour la construction d’une école, d’un centre de santé et d’autres infrastructures de base afin d’offrir à ces enfants un cadre de vie digne et porteur d’espoir.

À chaque prise de parole, ces enfants orphelins expriment un même désir : le retour durable de la paix et de la sécurité dans leurs milieux d’origine. Ils disent regretter profondément la perte de leurs parents, emportés par les affres de la guerre.Certains ont été témoins de violences commises par des groupes armés, notamment les ADF, tandis que d’autres n’ont reçu que des nouvelles de la disparition de leurs parents militaires tombés sur les lignes de front.

Madame Désanges Maliro reconnaît cependant la contribution de plusieurs personnes de bonne volonté qui soutiennent déjà la prise en charge de ces 561 enfants. Elle encourage d’autres partenaires, organisations et individus à s’engager dans des projets visant l’éducation, la formation et l’épanouissement de ces orphelins, afin de leur offrir un avenir meilleur.

Il convient de rappeler que le 6 janvier de chaque année, le monde célèbre la Journée internationale des enfants orphelins de guerre. Cette journée vise à attirer l’attention sur une réalité souvent invisible : les conflits armés ne s’achèvent pas avec les cessez-le-feu. Leurs conséquences humaines, sociales et psychologiques s’étendent sur plusieurs générations, et les orphelins de guerre en demeurent l’une des tragédies les plus durables.

🎥 Suivez ci-dessous le reportage de Trésor Malu :

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