janvier 20, 2026

Le sanctuaire diocésain MCA-Vuhira a accueilli, ce vendredi du temps de Noël après l’Épiphanie de l’année 2026, la messe des malades, présidée par l’abbé Simon Pierre Mahamba, en concélébration avec l’abbé Blaise Ndungo Kikwaya Daniel. Des centaines de fidèles, venus des quatre coins de la ville de Butembo et de ses environs, ont pris part à cette célébration eucharistique où par une seule fois, ont prié dans l’espérance en la guérison du Christ.

S’appuyant sur la première lettre de saint Jean (1 Jn 5,5-13), l’abbé Simon Pierre Mahamba a rappelé que celui qui croit au Christ possède la vie, car Jésus est lui-même la Vie. « Qui est vainqueur du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? », interroge saint Jean.

Dans son homélie, le célébrant a souligné que la foi transforme le chrétien en vainqueur, lui donne la force spirituelle et l’aide à résister aux attraits du monde. Le monde des ténèbres, a-t-il expliqué, se manifeste lorsque l’homme se croit sauvé par ses propres forces, ignore Dieu et vit dans le péché.Au contraire, le chrétien authentique reconnaît que tout vient de Dieu et laisse le Christ rayonner en lui. C’est ainsi qu’il triomphe des ténèbres.

Commentant l’Évangile selon saint Luc (Lc 5,12-16), l’abbé Mahamba a mis en lumière la rencontre bouleversante entre Jésus et l’homme couvert de lèpre. Le cri du lépreux – « Seigneur, si tu le veux, tu peux me purifier » – demeure, aujourd’hui encore, la prière de tout homme blessé dans son corps ou dans son cœur.La lèpre, a-t-il expliqué, ne se limite pas à une maladie physique. Elle symbolise aussi : le péché, le manque d’amour, la jalousie, la colère et l’envie, la stérilité spirituelle, les divisions, les maladies du corps et de l’âme. « Manger l’amour et ne pas aimer, c’est une véritable lèpre dans nos vies », a insisté le prédicateur.

Jésus, dans l’Évangile, parle avant de toucher le lépreux. Un geste riche de sens que l’abbé Simon Pierre Mahamba a mis en exergue : les chrétiens sont appelés à guérir non seulement par des gestes, mais aussi par des paroles justes, par l’écoute sincère du prochain et par les actes de charité. Ce geste du Christ révèle sa mission : nous délivrer du péché et de tout ce qui nous rend impurs dans la société.

L’homélie a également mis l’accent sur la puissance des sacrements, en particulier l’Eucharistie et le sacrement de pénitence. À travers eux, Jésus continue d’agir, de sanctifier et de délivrer son peuple. Les fidèles ont ainsi été invités à aimer le sacrement de la réconciliation, lieu privilégié de guérison intérieure et de renouveau spirituel.

Adoration et prière de délivrance

La messe s’est conclue par l’adoration du Très Saint-Sacrement et une prière de délivrance, conduites par l’abbé Simon Pierre Mahamba. Dans une atmosphère de grande ferveur, les fidèles ont imploré la sanctification du Christ dans leur vie, à l’image du lépreux de l’Évangile.

La célébration a pris fin vers 12h, dans une grande joie et une profonde action de grâce, laissant transparaître l’espérance renouvelée d’un peuple qui croit que « celui qui a le Fils possède la vie ».

Réginald Karem Been Vasambya

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