Les activités socio-économiques et scolaires sont restées paralysées toute la journée de ce mardi 6 octobre 2026 dans la commune rurale de Lubero, chef-lieu du territoire portant le même nom, au Nord-Kivu. À l’origine de cette paralysie : l’appel lancé par des mouvements citoyens et des groupes de pression, qui protestent contre l’assassinat d’un civil, attribué à un militaire des FARDC, dans la soirée de lundi. La société civile locale exige la démilitarisation de la commune et appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités.
Tôt ce mardi matin, une atmosphère de peur régnait dans le chef de la population. Boutiques et magasins sont restés fermés dans plusieurs quartiers de la commune. Vers 10 heures, les manifestants ont également perturbé les activités scolaires avant d’organiser une marche pacifique. Celle-ci est partie du bureau communal pour se diriger vers le bureau administratif du territoire de Lubero. Sur place, les manifestants ont remis un mémorandum aux autorités territoriales.
Dans ce document, ils exigent notamment la démilitarisation de la commune rurale de Lubero. Jeacson Vahalwire, président de la société civile locale, a lu cette lettre d’indignation adressée au gouverneur militaire du Nord-Kivu.Le chef des bureaux du territoire de Lubero, monsieur Lusenge Salvin, qui a reçu le mémorandum au nom de l’administrateur militaire du territoire, a promis de transmettre le message aux autorités compétentes.
De son côté, le colonel Asani Ngungu, commandant du sous-secteur de Lubero et commandant en second de l’axe principal opérationnel, a assuré aux manifestants que leurs revendications seront prises en compte.
Pour rappel, des coups de feu ont été entendus dans la soirée du lundi 5 octobre dans la commune de Lubero. Selon les informations recueillies, un militaire des FARDC aurait tiré sur un civil, un homme d’une trentaine d’années, père de sept enfants, avant de se donner lui-même la mort.