Jeudi 11 septembre 2025, la communauté internationale a commémoré la Journée mondiale de lutte contre le terrorisme. En République démocratique du Congo, cette journée prend une résonance particulière, notamment dans l’Est du pays, où les attaques terroristes continuent de semer la peur et la désolation.
Rencontré dans son cabinet par RTMCA.NET, Maître Kasereka Kivasuvwamo Sekera, avocat au barreau de Butembo, a expliqué la nature du terrorisme et les moyens de le combattre. Selon lui, le terrorisme, d’après le droit congolais, est un crime grave qui se manifeste par des actes de violence visant à intimider la population et à créer la terreur. C’est une atteinte directe à la vie humaine, un véritable crime contre l’humanité.
« Cette journée a un sens parce que le terrorisme, aujourd’hui, est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur. C’est devenu pratiquement une sorte d’idéologie, sans véritable fondement, qui justifie des actes barbares tels que tuer son prochain. De plus, le terrorisme constitue désormais un défi international», a indiqué Maître Sekera, invoquant l’importance de cette journée.
Pour ce maître avocat, la commémoration de cette journée doit rappeler à chaque Congolais que le terrorisme n’est pas seulement une série d’actes violents, mais aussi une idéologie pernicieuse. Il a insisté sur le fait que cette idéologie se nourrit souvent d’endoctrinement, en particulier auprès des jeunes, à qui l’on inculque des idées extrémistes. La réponse, selon lui, doit être une idéologie positive, fondée sur la tolérance et la non-violence.
« L’État a le devoir de protéger la vie humaine, de la respecter et de la défendre. Face à la menace terroriste, toute personne a aussi le droit de se protéger : c’est ce qu’on appelle la légitime défense, qui est légale. L’État, quant à lui, dispose de tous les moyens nécessaires pour combattre les terroristes. J’exhorte également la communauté à rejeter la violence, car elle n’est jamais un moyen approprié», a renchérit en citant l’article 16 de la Constitution.
En conclusion, Maître Sekera a rappelé que les journées « ville morte », régulièrement observées dans l’Est du pays, sont l’expression d’un cri d’alarme d’une population meurtrie par le terrorisme et fatiguée d’une insécurité persistante.
Sylvie Kaswera