janvier 18, 2026

Le Parlement d’enfants de Butembo-Lubero, en collaboration avec la Coordination urbaine du Comité des élèves de la ville de Butembo, tire la sonnette d’alarme sur la situation alarmante des écoles affectées par la guerre dans l’Est de la RDC. Alors que l’année scolaire 2025-2026 vient de démarrer, plusieurs établissements du territoire de Lubero (Nord-Kivu) restent en état de délabrement avancé à cause des affres du conflit armé.

Cette inquiétude a été exprimée ce mercredi 10 septembre 2025, à l’issue d’une mission de deux jours effectuée à Lubero-Centre, chef-lieu du territoire, afin d’évaluer la situation socio-sécuritaire et éducative.

Du 9 au 10 septembre, Katembo Ngunza Joël, président du Parlement d’enfants Butembo-Lubero, accompagné de ses collègues, a sillonné plusieurs établissements scolaires situés dans les zones touchées par les affrontements armés. Le constat est accablant : certaines écoles sont totalement détruites, d’autres peinent à fonctionner sans infrastructures adaptées pour accueillir les élèves.

« Nous avons visité plusieurs écoles et constaté les efforts fournis par les communautés locales ainsi que par certains responsables scolaires. Mais la situation reste très préoccupante : certaines écoles n’ont plus de bâtiments, et les enfants étudient dans des conditions déplorables, voire pas du tout », a déploré Katembo Ngunza Joël.

Malgré quelques initiatives locales, la majorité des structures nécessitent une réhabilitation urgente. Le risque est grand de voir des milliers d’enfants privés d’éducation, alors même que la rentrée est officiellement lancée.

Face à cette urgence, le président du Parlement d’enfants Butembo-Lubero appelle les autorités à agir sans délai : « Le gouvernement doit intervenir rapidement. Il faut reconstruire ces écoles et permettre aux enfants de reprendre le chemin des classes dans des conditions décentes. »

Dans un territoire déjà fragilisé par l’insécurité, l’éducation reste l’un des rares leviers d’espérance pour un avenir meilleur. Ce cri d’alerte des jeunes parlementaires résonne comme un appel à la responsabilité des dirigeants : le droit à l’éducation ne devrait jamais être compromis, même en temps de crise.

Sylvie Kaswera & Élie Musumba

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